LOME, 6 février (Xinhua) -- La grève de 48 heures
déclenchée jeudi par les enseignants du primaire du secteur public pour
exiger de meilleurs conditions de vie et de travail se
poursuivait vendredi, a rapporté l'agence Savoir News.
Dans la capitale togolaise, plusieurs écoles
primaires publiques étaient quasi-désertes.
"C'est une grève d'avertissement, suite au refus du
gouvernement de satisfaire à nos revendications", a explique Boyodé
Essodina, l'un des responsables de la Fédération des syndicats de
l'enseignement national (FESEN).
Ces enseignants réclament notamment des mesures
d'accompagnement, suite à la gratuité de l'école primaire
publique cette année.
"Les effectifs ont pratiquement doublé par classe.
La toiture des bâtiments est en mauvais état alors qu'approche la saison
des pluies. Vous imaginez les conditions de travail !" déclare un
enseignant à l'Ecole primaire publique de Bé Aklassou dans la
capitale.
Les enseignants du secondaire, sensibles aux
plaintes de leurs collègues du primaire, n'ont pas hésité à les soutenir.
Ainsi dans certains établissements publics comme le CEG Ablogamé
banlieue-est de la capitale, aucun professeur n'était visible ce 6 février
sur la cour de l'école à part les élèves qui se livraient au
vacarme.
Le ministre de l'Enseignement primaire, secondaire
et de l'Alphabétisation, Yves Madow Nagou, saisi de cette grève, a dans
un communiqué, demandé à la FESEN de surseoir au mouvement. Car,
" actuellement, les primes de déplacements des directeurs et les
dépenses diverses de fonctionnement des écoles sont en cours de
payement au niveau de chaque région", indique le communiqué.
"Dans l'ensemble, le mot d'ordre de grève a été bien
suivi dans les écoles primaires publiques du Togo", a confié un autre
enseignant.
"Les classes sont parfois pléthoriques, pas de
budget de fonctionnement et certains responsables d'écoles laissés à
eux-mêmes", a indiqué un enseignant gréviste.
Selon des responsables du ministère
de l'Enseignement primaire et secondaire interrogés, des discussions sont
en cours pour la reprise des cours.