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Le gouvernement de l'union de l'Afrique, encore un long chemin à parcourir (ANALYSE)
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UA : la divergence sur un gouvernement de l'union reste
  2009-02-05 07:16:19  

     ADDIS ABEBA, 4 février (Xinhua) -- Le 12e Sommet des chefs  d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA) à Addis Abeba, a pris fin mercredi, au lieu de mardi comme prévu, alors que la  divergence reste en ce qui concerne la création d'un gouvernement  de l'union de l'Afrique. 

     Le leader libyen Mouammar Kadhafi, partisan fervent du  gouvernement de l'union, a été élu à la présidence de l'Union  africaine (UA) pour les douze prochains mois, en succédant au  tanzanien Jakaya Mrisho Kikwete. 

     Pendant les travaux, les dirigeants et représentants d'une  cinquantaine de pays membres ont notamment examiné le  développement des infrastructures, thème du sommet, la crise  financière et la sécurité du continent.  

     UN GOUVERNEMENT DE L'UNION, ENCORE UN LONG CHEMIN A PARCOURIR 

     Le sommet a débuté par une session spéciale d'une journée sur  le gouvernement de l'union de l'Afrique, qui a abouti à un  compromis, soit la création d'une nouvelle autorité de l'UA,  instance exécutive chargée de préparer un gouvernement d'unité qui réunit les 53 pays du continent. 

     Cette nouvelle autorité, qui remplace la Commission de l'UA,  doit entrer en fonction en milieu d'année. 

     L'idée sur la mise en place d'un gouvernement d'union, une  étape à l'objectif ultime des Etats Unis de l'Afrique, a été  officiellement inscritte dans la Déclaration d'Accra au terme du  9e Sommet de l'UA en juillet 2007. 

     Début 2008, le 10e Sommet de l'UA a décidé de créer une  commission regroupant douze chefs d'Etats, chargée de formuler des recommandations sur la matérialisation du concept des Etats unis  d'Afrique à travers un gouvernement uni du continent. 

     Pourtant, cette ambition, dont Mouammar Kadhafi est l'un des  principaux artisans, ne fait pas l'unanimité au sein du continent. 

     Des sujets contentieux surgissent autour d'une série de  questions, dont la feuille de route, de la nature du gouvernement, de la souveraineté et de la mobilisation des communautés  économiques régionales. 

     Ce dossier divise l'Afrique en deux parties : les " maximalistes", qui prônent la création du gouvernement d'union  africaine avec comme représentants les Etats membres de la  Communauté des Etats sahélo-sahariens (CENSAD), et les " gradualistes", qui plaide pour une formation progressive de  l'intégration ou un maintien du statu quo, avec en tête l'Ouganda et l'Ethiopie et les pays de la Communauté des Etats d'Afrique  australe (SADC).  

     LES INFRASTRUCTURES SOUS LE CHOC DE LA CRISE ECONOMIQUE  MONDIALE  

     Deux jours de travaux ont été consacrés aux infrastructures et à la crise économique mondiale. 

     Elham M.A. Ibrahim, le Commissaire de l'Union africaine pour  les infrastructures et l'énergie, a déploré que le niveau actuel  du développement des infrastructures en Afrique était loin de  permettre au continent d'atteindre ses objectifs du millénaire en  matière de développement socio-économique et de réduction de la  pauvreté. 

     "L'Afrique doit rapidement intégrer ses infrastructures pour  accélérer le développement économique et social", a-t-il estimé. 

     Le choix du thème de ce sommet, le développement des  infrastructures en Afrique, "n'est pas anodin", car il "donne le  signal attendu de l'accélération du processus d'intégration  physique du continent à travers des projets concrets à vocation  régionale, interrégionale et continentale", a souligné le  président de la Comission de l'UA, Jean Ping. 

     Il a mis l'accent sur la nécessité de mettre sur les rails une stratégie pour la modernisation et le développement des  infrastructures axée sur les trois orientations, à savoir les  grands travaux d'infrastructures de transport, l'Afrique- Hydroélectricité 2020, et l'Architecture institutionnelle de  développement des infrastructures. 

     Pourtant, sur fond de crise économique mondiale, de nombreux  dirigeants africains n'ont pas caché leur inquiétude vis-à-vis  d'une baisse de l'aide internationale, source majeure du  financement des infrastructures. 

     "Nos Etats sont maintenant en butte aux difficultés résultant  des crises, ils s'apprêtent à subir de plein fouet les  conséquences inévitables de la récession économique mondiale qui  s'installe", a indiqué M. Ping. 

     "Les défis auxquels l'Afrique est confrontée sont réels,  nombreux et complexes", a-t-il fait savoir. 

     Face aux défis, M. Ping a appelé les pays africains à se  constituer en un front commun pour apporter des réponses fortes,  de manière à forger un poids politique réel. 

     "L'Afrique peut avoir les moyens de ses ambitions dès  lorsqu'elle est unie et en a la volonté", a-t-il dit. 

     Sur le plan de la gestion de la crise économique, M. Ping a  souligné la nécessité d'une plus forte implication de l'Afrique  dans l'élaboration des règles de gouvernance économique mondiale. 

     En novembre dernier, la commission a co-organisé à Tunis la  réunion des ministres africains des Finances et des gouverneurs  des banques centrales, pour édifier les bases de la réponse  commune du continent à la crise financière mondiale, et faire  entendre la voix de l'Afrique aux réunions du G20 sur la réforme  du système financier du monde. 

     La commission poursuivra ses efforts pour faire progresser le processus de création des trois institutions financières que sont  la Banque africaine d'investissement, le Fonds monétaire africain  et la Banque centrale africaine, a affirmé M. Ping.  

     LA PAIX ET LA SECURITE EN MARCHE  

     Outre les infrastructures en Afrique, ce sommet a accordé une  large place aux questions d'actualité comme les crises régionales. 

     Autant de préoccupations vis-à-vis de l'insécurité sur le  continent étaient à la table du sommet : la crise politique en  cours au Madagascar dégénérée en violences, la dernière attaque  contre l'Amisom en Somalie, les deux coups d'Etats en Guinée et en Mauritanie survenus en l'espace de six derniers mois. 

     La persistance de conflits ouverts et la multiplication de  foyers de tension latente, avec la montée de nouvelles menaces  globales, minent toutes les initiatives visant à asseoir la  stabilité sur le continent, a martelé M. Ping. 

     Toutefois, ces contrecoups ne peuvent éclipser des avancées  significatives enregistrées en matière de sécurité sur le  continent. M. Ping a salué à plusieurs reprises dans ses  allocutions les évolutions positives sur le sol africain. 

     En République démocratique du Congo (RDC), l'arrestation du  général Laurent Nkunda et la reprise du dialogue direct entre la  RDC et le Rwanda font espérer des perspectives très prometteuses  quant au retour d'une paix durable dans la sous-région. 

     En Somalie, qui vient d'avoir un nouveau président, le Conseil de sécurité de l'ONU a exprimé son intention d'établir une  opération onusienne de maintien de la paix destinée à prendre la  relève de la Mission de l'Union Africaine en Somalie (Amisom). 

     Au Darfour, des progrès importants ont été réalisés sur le  plan du déploiement de l'Opération hybride UA-ONU au Darfour ( MINUAD) qui compte atteindre les 80% de ses effectifs en mars  prochain. 

     Les efforts de paix et de reconstruction post-conflit se  poursuivent au Burundi, aux Comores, au Liberia, en Sierra Leone,  en République centrafricaine et au Sud-Soudan, tandis qu'en Côte  d'Ivoire,tout semble s'acheminer vers une sortie de crise. 

     Le bon déroulement des élections en Guinée-Bissau, en Zambie,  en Afrique du Sud et au Ghana a prêché un exemple pour tout le  continent. 

     Au Zimbabwe, un grand pas a été accompli vers la sortie de  crise avec la décision des parties prenantes de former un  gouvernement d'union à la mi-février.

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Le gouvernement de l'union de l'Afrique, encore un long chemin à parcourir (ANALYSE)

ADDIS ABEBA, 4 février (Xinhua) -- Les dirigeants africains,  réunis du 1er au 3 février à Addis Abeba dans le cadre du 12  sommet de l'Union africaine (UA), ont échoué une nouvelle fois  dans leur tentative de trouver un accord sur la mise en place d'un gouvernement de l'union, première étape vers l'ambition ultime de  la création des Etats-Unis d'Afrique.

UA : la BAD met l'accent sur l'intégration africaine au profit du financement des infrastructures

ADDIS ABEBA, 3 février (Xinhua) -- La Banque africaine du développement (BAD) a publié une déclaration sur le développement des infrastructures en Afrique, thème fixé pour le 12e Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA) tenu du 1er au 3 février à Addis Abeba, indique un communiqué publié mardi.

La crise financière mondiale a un impact important sur l'Afrique, dit un officiel de l'ONU

ADDIS ABEBA, 3 février (Xinhua) -- Le secrétaire général adjoint des Nations-unies et secrétaire exécutif de la Commission économique pour l'Afrique Abdoulie Janneh a indiqué mardi à Addis Abeba au cours du 12ème sommet de l'Union africaine (UA) que la crise financière mondiale pourra avoir un impact important sur les économies africaines.

Ouverture du 12e Sommet de chefs d'Etat et de gouvernement de l'UA

Les dirigeants et  représentants d'une cinquantaine de pays membres de l'Union  africaine (UA) ont entamé officiellement lundi leur 12e Session  ordinaire de l'Assemblée de chefs d'Etat et de gouvernement à  Addis-Abéba, précédée la veille par une session spéciale d'une  journée consacrée au "gouvernement de l'union" du continent.

ADDIS-ABEBA, 2 février (Xinhua) -- Les dirigeants et  représentants d'une cinquantaine de pays membres de l'Union africaine (UA) ont entamé officiellement lundi leur 12e Session  ordinaire de l'Assemblée de chefs d'Etat et de gouvernement à  Addis-Abéba, précédée la veille par une session spéciale d'une  journée consacrée au "gouvernement de l'union" du continent. 

UA/sommet : Ban Ki-moon préconise des mesures concrètes pour relever les défis

Le secrétaire général de  l'ONU, Ban Ki-moon, participant à la session d'ouverture du 12ème  sommet de l'Union africaine (UA) lundi à Addis Abeba, a appelé les pays africaines à adopter des mesures concrètes pour développer  les infrastructures, ces dernières étant la clé du développement du continent.

ADDIS ABEBA, 2 février (Xinhua) -- Le secrétaire général de  l'ONU, Ban Ki-moon, participant à la session d'ouverture du 12ème  sommet de l'Union africaine (UA) lundi à Addis Abeba, a appelé les pays africaines à adopter des mesures concrètes pour développer  les infrastructures, ces dernières étant la clé du développement  du continent.