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UA/sommet : les leaders insistent sur la sécurité, les infrastructures et la crise financière (PAPIER GENERAL)
  2009-02-03 07:32:31  

     ADDIS-ABEBA, 2 février (Xinhua) -- Les dirigeants et  représentants d'une cinquantaine de pays membres de l'Union  africaine (UA) ont entamé officiellement lundi leur 12e session  ordinaire de l'Assemblée de chefs d'Etat et de gouvernement à  Addis-Abéba. 

     La veille, une session spéciale d'une journée consacrée au " gouvernement de l'union" de l'Afrique a abouti à une décision de  créer une nouvelle autorité de l'UA, instance exécutive chargée de préparer un gouvernement d'unité ré unissant les 53 pays du  continent. 

     Le thème de ce sommet est le "développement des  infrastructures en Afrique", avec un accent mis sur les  investissements en matière de transport et d'énergie. 

     Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a été élu à cette  occasion à la tête de l'organisation panafricaine pour les douze  prochains mois, en succession au président tanzanien Jakaya  Kikwete. 

     Lors de la cérémonie d'ouverture, le président de la  Commission africaine (CE), Jean Ping, le secrétaire général des  Nations Unies, Ban Ki-Moon, le secrétaire général de la Ligue  arabe, Amr Moussa, ainsi que des dirigeants africains ont pris  parole sur une série de dossiers majeurs, avec comme point d'orgue la sécurité, les infrastructures et la crise financière mondiale. 

     Dans son discours, le président de la Commission de l'Union  africaine (UA), Jean Ping, a dressé lundi un bilan exhaustif sur  l'évolution,négative et positive tout à la fois, de la paix et de  la sécurité en Afrique. 

     Il a évoqué la situation au Madagascar, qui traverse  actuellement une crise socio-politique, appelant à un sens de la  responsabilité nationale de toutes les parties en vue de dégager  rapidement une solution de sortie de crise durable,respecteuse de  la légalité constitutionnelle. 

     Il a déploré la résurgence des coups d'Etat en Afrique,  faisant état de deux changements anticonstitutionnels survenus en  l'espace de six derniers mois, à savoir le coup d'Etat en  Mauritanie en août et celui en Guinée en dé cembre. 

     "Il s'agit là, d'une évolution particuliè rement préoccupante  qui marque une véritable régression politique requérant de la part des instances compétentes de notre union", a-t-il révélé. 

     En outre, il a fait part de sa préoccupation à l'égard de  l'impasse du Sahara occidental et du trafic de drogues lié à la  criminalité organisée transfrontalière en Afrique de l'ouest. 

     La persistance de conflits ouverts et la multiplication de  foyers de tension latente, avec la montée de nouvelles menaces  globales, minent toutes les initiatives visant à asseoir la  stabilité sur le continent, a martelé M. Ping. 

     Outre les revers, le président de la commission a tout aussi  salué des avancées significatives enregistrées dans la gestion des certaines crises sur le continent. 

     En République démocratique du Congo (RDC), l'arrestation du  général Laurent Nkunda et la reprise du dialogue direct entre la  RDC et le Rwanda font espérer des perspectives très prometteuses,  tandis qu'en Somalie, l'ONU a exprimé son intention d'établir une  opération onusienne de maintien de la paix destinée à prendre la  relève de la Mission de l'Union Africaine en Somalie (Amisom), a  affirmé M. Ping. 

     Au Darfour, l'Opération hybride UA-ONU au Darfour (MINUAD)  compte atteindre les 80% de ses effectifs en mars prochain. 

     Il s'est par ailleurs fécilité de l'élection à Djibouti du  nouveau président somalien cheikh Sharif Cheikh Ahmed, et du bon  déroulement des élections législatives en Guinée Bissau, des  présidentielles en Zambie, en Afrique du Sud et au Ghana. 

     Parmi les autres progrès encourageants en matière de paix et  de sécurité, M. Ping a cité entre autre la poursuite des efforts  de paix et de reconstruction post-conflit au Burundi, aux Comores, au Liberia, en Sierra Leone, en Ré publique centrafricaine et au  Sud-Soudan, et le grand pas accompli au Zimbabwe vers la sortie de crise avec la décision de former un gouvernement d'union à la mi- février. 

     Pour sa part, le secrétaire général de l' ONU, Ban Ki-moon, a  appelé les pays africains à prendre des mesures concrètes pour  développer les infrastructures, et à conjuguer leurs efforts pour  relever les défis que présente la crise financière. 

     Dans son allocution, M. Ban a souligné que le développement  des infrastructures est la clé pour la croissance économique et  les progrès sociaux en Afrique. 

     "L'Afrique a besoin de bonnes routes, écoles et hopitaux,  ainsi que des installations hydrauliques sures et efficaces, des  réseaux d'é lectricité et de télécommunication, tandis que les  technologies d'informatique et de communications doivent également faire partie importante de l'avenir de l'Afrique", a noté M. Ban.  

     Il a appelé toutes les parties à mobiliser les ressources et  investir davantage sur la construction des infrastructures en  Afrique. "Investir dans les infrastructures de l'Afrique est la  pierre angulaire du développement de l'Afrique", a fait remarquer  le chef de l'ONU.  

     En ce qui concerne l'actuelle crise financiè re mondiale, M.  Ban a sonné l'alarme sur les éventuels impacts qu'exerce la  tourmente financiè re sur le continent africain.  

     "La crise économique planétaire est sans pr écédent en  envergure et en étendue", a averti M.Ban, ajoutant que les effets  négatifs de la crise porteront atteinte non seulement à la  croissance et au commerce, mais aussi à la lutte africaine contre  la pauvreté.  

     Face à cette crise, M. Ban a appelé la communauté  internationale de prendre en considération les besoins des pays  les plus pauvres et fournir des packages de stimulation pour aider à atteindre les Objectifs de développement du Mill énaire. 

     Outre lesdits dossiers, les dirigeants africains ont abordé  aussi la question de la Palestine.