LOS ANGELES, 24 janvier
(Xinhua) -- Une consommation modérée d'alcool peut protéger contre les
handicaps chez les personnes plus âgées et qui sont en bonne santé, a
révelé une nouvelle étude.
Les personnes âgées de 50 ans et plus, qui
consomment modérément l'alcool, ont 25% moins de chances d'être incapables
de mener des activités quotidiennes tels que marcher, s'habiller,
manger, faire les courses ou faire le menage, d'après l'étude menée
par l'école de médecine David Geffen de l'Université de Californie à Los
Angeles.
Les chercheurs ont collecté des données sur un vaste
échantillon représentatif de l'echelle nationale pendant des années
pour étudier la relation entre l'alocool et les incapacités physiques. Les
résultats ont été rendus public dans la livraison de janvier de la revue
American Journal Epidemiology.
"Ce qu'il y a réelement à dire aux modérés
consommateurs d'alcool est: ne vous inquietez pas, vous êtes probablement
en bonne compagnie, et vous allez probablement tirer de bons
avantages de cela," a indiqué le chercheur en chef Dr Arun S.
Karlamangla.
Les chercheurs ont défini la consommation modérée
comme moins de 15 verres d'alcools par semaine avec un maximum journalier
de cinq verres pour les hommes et quatre pour les femmes.
La co-responsable de l'étude, Dr Alison A. Moore,
maître de conférence de médecine à la division de la gériatrie, estime que
l'étude a intégré le nombre de verres par jour pour éliminer les
personnes qui se soûlent. La consommation quotidienne peut faire
partie du mécanisme de protection, a-t-elle expliqué.
Toutefois l'étude a mis en garde contre la
consommation d'alcool pour les personnes âgées qui ne sont pas en bonne
santé.
Pour les participants à l'étude qui ont déclaré que
leur santé globale était passable ou mauvaise, l'alcool n'a offert aucun
avantage, a indiqué Karlamangla.
"Si votre état de santé n'est pas bon, vous ne
devriez probablement pas boire," a-t-il déclaré.
Il y a deux probables raisons pour lesquelles les
personnes malades n'ont pas profité: l'alcool aurait négativement interagi
avec leurs médications, ou leur santé a été si mauvaise qu'elle n'a
pas été reversible, d'après l'étude.