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Les troupes israéliennes quittent Gaza, c'est quoi la suite? (ANALYSE)
  2009-01-23 08:27:17  

(Photo: Xinhua) 

    GAZA, 22 janvier (Xinhua) -- Après le départ du dernier soldat  israélien de Gaza mercredi, exactement quatre jours après  l'annonce d'un cessez-le-feu unilatéral par Israël, qui a mis fin  à une offensive militaire de 22 jours sur l'enclave palestinienne, ce qui préoccupe les Gazaouis maintenant est ce qui arriverait  après.  

     Juste après la fin de l'agression israélienne, 1,5 millions de  Palestiniens étaient choqués de voir l'importance des destructions et les chiffres horibles des pertes humaines causées par  l'opération militaire israélienne: environ 1.400 personnes ont été tuées, 5.500 blessées, 4.000 maisons détruites, et les  infrastructures gravement endommagées.  

     Alors qu'ils inspectaient leurs maisons détruites et  enterraient leurs êtres chers dans les larmes, la question lisible dans leurs yeux est ce qui les attend ensuite, une autre guerre ou une percée positive mettant fin aux souffrances et évitant les  violences.  

     "J'espère qu'après toute cette guerre et cette longue  souffrance du blocus qui a duré presque deux ans, les parties  seront capables de parvenir à un accord qui ouvre les points de  passage et unifie la bande de Gaza à la Cisjordanie sous un seul  gouvernement et une seule autorité", a indiqué Khalid Shahwan, un  universitaire palestinien.  

     Mais les analystes palestiniens sont divisés quant à la réponse à cette question, certains pensent que cette guerre a ramené les  Palestiniens et Israël au point de départ, alors que d'autres se  montrent plustôt optimistes en raison des changements aux Etats- Unis et en Israël.  

(Photo: Xinhua)

     "Je pense que la situation entière est très compliquée. Le  Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a des profondes disputes  avec le président Abbas et le Fatah, qui dirige la Cisjordanie", a indiqué Talal Oukal, un analyste palestinien.  

     Il a ajouté que tout est rattaché à une réconciliation  historique entre les deux principaux groupes rivaux, "et une fois  qu'ils s'entendent, je crois que les autres problèmes pourront  être insignifiants et être résolus par des voies diplomatiques  entre Israël et les Palestiniens."  

     Toutefois, il a prévenu que si les deux parties ne réussissent  pas à se réconcilier beintôt, "Je crois que la situation resterait la même parce que l'Occident conduit par les Etats-Unis, y compris Israël, ne veulent pas discuter directement avec le Hamas qui  refuse de condamner la violence ou de reconnaître Israël."  

     Il a ajouté que les questions susceptibles d'être résolues par  voies diplomatiques, si le Fatah et le Hamas se réunifient et  s'entendent sur la réconciliation, sont "la libération du soldat  israélien captivé Gilad Shalit et la réouverture des points de  passage vers Gaza, y compris le point de passage de Rafah à la  frontière entre Gaza et l'Egypte."  

     D'autres analystes, qui se sont montrés optimistes, pensent que le nouveau président américain Barack Obama changerait la  situation issue des politiques de son prédecesseur George W. Bush, notamment dans la région du Moyen-Orient.  

     "Je pense que M. Obama résoudra le problème à partir de ses  origines, où il pourra quitter l'Irak et l'Afghanistan et  tiendrait des discussions de paix avec l'Iran. Au cas où ces  négociations ont lieu, je pense que cela pourra avoir un impact  positif sur les relations entre les deux groupes rivaux  palestiniens", a indiqué Hisham Abu Taha, un autre analyste  palestinien.  

(Photo: Xinhua)

     Il a ajouté qu'il était évident que le Hamas était un allié du  camp iranien qui comprend la Syrie, le Qatar et le Hezbollah,  pendant que le président Mahmoud Abbas et son Fatah sont soutenus  par le camp américain qui comprend Israël, l'Egypte, la Jordanie,  l'Arabie saoudite et certains pays européens.  

     "C'est le seul moyen de résoudre complètement la crise du Moyen- Orient, pour combler les fossés entre les deux camps, et si les  deux camps parviennent à une réconciliation, je pense que le Fatah et le Hamas mettront un terme à leurs disputes", a dit Abu Taha. 

     D'autres Gazaouis se sont montrés peu interessés par la suite,  parce que préoccupés à rentrer dans leurs maisons qu'ils ont  abandonnées dans la fuite et au début du long cauchemar qui a duré 22 jours.  

     "Je ne veux pas savoir ce qui viendra après, la seule chose qui me préoccupe actuellement est comment nourrir mes enfants, comment trouver un emploi et comment reconstruire ma maison", a indiqué  Ahmed el-Dabba, un employé palestinien.  

     Il a ajouté que "lorsque je me réinstalle et que la situation  s'améliore politiquement au cours de la trêve d'un an dont parlent le Hamas et Israël, et quand Gaza sera reconstruit alors nous  saurons ce qui viendra après."