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Quel avenir pour les relations latino-américaines dans l'ère Obama?
  2009-01-21 15:55:21  

    MEXICO, 21 janvier (Xinhua) -- Les pays latino-américains  ont un espoir après l'investiture de Barack Obama en tant que 44e  président américain. 

     Le nouveau gouvernement américain est censé tourner la page sur ce que beaucoup ont perçu comme l'"unilatéralisme de cow-boy" des  années Bush, en embrassant la coopération multilatérale, mais  plusieurs pays latino-américains ne s'attendent pas à de grands  changements.  

     DE GRANDS DEFIS 

     Les relations américano-cubaines constituent un grand défi pour l'administration Obama. Le dirigeant cubain, Raul Castro, a  déclaré qu'il souhaite s'entretenir avec M. Obama et mettre fin  aux relations hostiles entre les deux pays. 

     En décembre 2008, plus de 30 pays sont parvenus à un  consensus lors d'un sommet latino-américain-caraïbes, pour appeler les Etats-Unis à lever leurs sanctions économiques vieilles de  presque cinq décennies frappant Cuba. 

     Lors de sa campagne présidentielle, M. Obama s'est engagé à  permettre aux Américains d'origine cubaine de voyager et de faire  des envois de fonds à leur famille à Cuba. 

     Un autre épineux problème pour l'administration Obama est le  traitement des relations avec le Venezuela, qui a adopté une  attitude anti-américaine. 

     Le président vénézuélien, Hugo Chavez, a indiqué mardi que  "l'arrivée d'Obama marque réellement un changement dans les  relations américaines avec les pays du tiers monde". 

     Il espère que M. Obama "regardera l'Amérique latine avec une  nouvelle vision, avec un nouveau respect envers les démocraties et les changements" dans la région. 

     Cependant M. Chavez n'a pas beaucoup d'espoir pour de grands  changements, précisant que "personne ne se fait d'illusion. C'est  l'empire américain". 

     Dans le cas du Venezuela, "l'attitude anti-américaine est  considérée par des observateurs comme un important moyen pour M.  Chavez de maintenir le soutien intérieur". 

     Par conséquent, il sera difficile d'améliorer les relations  bilatérales entre les deux pays à court terme, ont indiqué des  observateurs. 

      

     SUJETS MOINS IMPORTANTS SUR L'ORDRE DU JOUR D'OBAMA 

     Au moment où M. Obama inaugure une "nouvelle ère" pour  l'Amérique, il fait face à une situation politique et économique  complexe. Dans un entretien accordé au magazine Time, M. Obama a  affirmé que sa première tâche en tant que président américain sera d'ordonner le retrait des troupes d'Irak et de charger son équipe  économique de s'attaquer au ralentissement économique et au  chômage à deux chiffres. Par conséquent, l'Amérique latine ne se  trouvera pas en haut de son ordre du jour en matière de politique  étrangère. 

     Carlos Malamud, universitaire et chercheur sur l'Amérique  latine au Real Instituto Elcano à Madrid, a indiqué que M. Obama  ne fera pas de grand changement dans la politique américaine  envers l'Amérique latine et que le pragmatisme dominera la  politique étrangère obamienne. 

     Toutefois M. Obama ajustera probablement la politique  américaine envers l'Amérique latine et fera quelques gestes  symboliques tels que la fermeture de la base navale américaine à  Guantanamo et il adoucira les relations américaines avec  l'alliance anti-américaine formée par Cuba, l'Equateur, le  Venezuela et la Bolive, a ajouté M. Malamud.