(Photo: Xinhua)
WASHINGTON, 20 janvier
(Xinhua) -- Héritant d'une série de difficultés économiques d'une ampleur
jamais observée depuis la Grande dépression, le nouveau président des
Etats-Unis Barack Obama aura des moments difficiles pour redresser
l'économie déclinante du pays.
Dans son allocution après l'investiture comme 44ème
président des Etats-Unis mardi, Obama a reconnu les intimidants défis
auquels la nation est confrontée, estimant que "il est clair que
nous sommes en pleine crise".
"Notre économie est sérieusement affaiblie, une
conséquence de la cupidité et de l'irrespnsabilité de la part de certains,
mais aussi d'un echec collectif à faire des choix difficiles et
préparer la nation à une ère nouvelle. Des maisons ont été
perdues, des emplois aussi; des entreprises fermées", a indiqué Obama.
L'économie américaine, coincée par la crise
financière actuelle, est entrée en récession depuis décembre 2007, d'après
le Bureau national de la recherche économique, un arbitre sémi-officiel de
la récession.
Plusieurs économistes pensent que l'effondrement
actuel sera la plus grave après la Grande dépression des années 1930.
Les économistes s'attendaient à une contraction
annualisée de 4, 3% de l'économie américaine au cours des trois derniers
mois de l'année et continuer de sombrer pendant le premier semestre de
2009.
(Photo: Xinhua)
La priorité No.1 promise par Obama, est d'obtenir du
Congrès une approbation du plan de relance économique qui permettrait
d'accroître les avantages des sans-emplois, envoyer une aide
alimentaire aux pauvres, distribuer les fonds d'assistance
sociale aux Etats et dépenser des dizaines de milliards de dollars sur
les projets de travaux publics.
Les démocrates de la Chambre des représentants ont
présenté un plan de relance de 825 milliards de dollars, dépassant les 700
milliards déjà énorme de l'ex-président Bush utilisés pour son
paquet de sauvetage financier.
Le plan de relance que M. Obama espère voir son
adoption par le Congrès d'ici mi-février, aidera à sauver ou créer 4
millions d'emplois.
La majeure partie du plan -- environ 550 milliards
de dollars -- pourraiet être utilisée pour construire de nouvelles écoles
et des grands axes routiers, investir dans l'énergie et les projets de
soins de santé et fournir des avantages de santé et de chommage aux
Américains sans emplois.
Le reste offrirait plus de 300 milliards de dollars
dans les réductions de taxe pour les entreprises et les individus. S'il
est approuvé, la plupart des employés pourraient bénéficier d'environ
500 dollars de suppression des taxes dans leurs chèques de paiement.
Le programme provisoire appelle la Chambre des
représentants à un vote le 28 janvier sur le paquet de relance, avec le
Sénat qui examinera le projet au cours de la première semaine de février.
"Nous faisons face au plus grand défi économique de
notre temps, et nous allons agir rapidement pour le resoudre", a promis
Obama.
Comme Franklin Delano Roosevelt et Ronald Reegan,
Obama, le nouveau président , aura une rare opportunité pour laisser une
empreinte durable sur l'économie américaine.
(Photo: Xinhua)
Dans sa récente interview sur ABC, Obama a indiqué
que l'essentiel de son plan de relance pourrait aller vers les
dépenses sur des projets de travaux publics et sur des
initiatives comme la mise sur pied des lignes haut-débit et la construction
des maisons et des bâtiments gouvernementaux plus efficaces en
matière d'énergie.
Il estime que de tels projets seraient efficaces
puisqu'ils fournissent des emplois aux populations, leur permettent de
faire davantage de dépenses, ce qui aura des effets en chaîne sur
l'économie.
Toutefois, le fait que de nombeux députés veulent
savoir les détails du plan empêchent un vote rapide.
Le président du Sénat Kent Cornad insiste sur des
initiatives qui soutiennent le marché du logement.
Joseph Stigliz, économiste et prix Nobel de
l'économie, de l'université de Columbia, soutient le plan de relance, mais
s'inquiète des conséquences de la réduction des taxes.
Obama connaît les difficultés, mais affirmant sa
conviction qu' "un nouveau président peut avoir un impact énorme".
"Nous avons besoin d'agir maintenant. Il n'est
jamais aussi urgent", a-t-il indiqué dans un récent discours, estimant:
"Le redressement n'aura pas lieu du jour au lendemain, et il semble
que même avec ces mesures, les choses pourraient être pires avant de
devenir meilleures".