Accueil Chine Monde Afrique Economie Culture/Edu Science/Tech Santé Société Environnement Tourisme Sports
-
Israël réitère le droit de reprendre les actions militaires à Gaza
-
Crash d'hélicoptère français : 7 morts, un disparu et 2 rescapés
-
Israël s'engage à retirer ses troupes de Gaza dès que la trêve sera garantie (PAPIER GENERAL)
-
Tenue au Caire d'un sommet sur la crise de Gaza
-
Le chef du Hamas en Syrie confirme une trêve d'une semaine à Gaza
Qu'est-ce qu'il y a de nouveau dans le plan de relance d'Obama? (ANALYSE)
  2009-01-12 07:40:46  

Le président élu américain  Barack Obama a promis dimanche de traiter le problème du Moyen- Orient dès sa prise de fonctions prévue le 20 janvier.

(Photo d'archives : Xinhua/Reuters)

      BEIJING, 11 janvier (Xinhua) -- Le futur président américain  Barack Obama a révelé jeudi un plan massif de relance de  l'économie très anticipé, prévoyant d'énormes dépenses et de  grosses réductions des taxes, afin d'injecter l'adrenaline dans  l'économie mal en point.  

     Toutefois, comparé aux 700 milliards de dollars du plan de  sauvettage de l'administration Bush en octobre, qu'est-ce qu'il y  a de nouveau dans le plan d'Obama? Sortirera-t-il l'économie  américaine du bourbier comme certains se sont empressés de le  déclarer?   

     BEAUCOUP D'ARGENT   

     Le montant du plan de relance d'Obama pourrait atteindre une  remarquable somme de 775 milliards de dollars, voire même plus,  dépassant le paquet fiscal déjà énorme de 700 milliards de  l'administration Bush. Obama a même laissé entendre que de  nombreux économistes croyaient que la somme n'était pas suffisante pour tirer la coque de l'eau, au contraire le paquet devrait  atteindre entre 800 milliards et 1,3 trillions de dollars.  

     L'économie américaine a été lourdement frappée par la crise qui est partie de l'éclatement des bulles de crédits financiers et de  consommation qui s'amoncelaient depuis des années. Le Bureau  national de recherche économique a annoncé en décembre 2008 que  l'économie américaine était véritablement entrée en récession  depuis décembre 2007.  

     Cinquante analystes économiques interrogés par le magazine Blue Chip Economic Indicator en décembre, ont prédit que même si le  plan de relance d'Obama fonctionne et obtient de bons résultats,  l'économie américaine ne pourra pas se redresser de si tôt, du  moins pas au courant de la première moitié de 2009.  

     Au cours de l'hiver économique où l'économie réelle est  durement frappée, marquée par la perte de confiance des  investisseurs, une faible consommation des menages et un taux  élevé de chômage, le gouvernement américain doit prendre des  mesures fortes pour briser la glace.   

     UN IMPACT ECONOMIQUE CONSIDERABLE  

     Si le plan de relance de Bush a été un traitement immédiat de  sauvetage au moment critique de la crise, alors, le plan de  redressement d'Obama peut être considéré comme une série d'" opérations chirurgicales" sur plusieurs industries afin de réparer le dommage, qui produiront un impact économique plus considérable, dans le but ultime de sortir le pays de la récession après un  certain temps.  

     Il a été rapporté que le plan de relance d'Obama, destiné à  sauver ou créer 3 millions d'emplois, pourra inclure de l'argent  pour construire des infrastructures, investir dans l'éducation,  les soins de santé et Internet, ainsi que la promotion des  énergies renouvelables dans les bâtiments fédéraux et les maisons  normales. Il pourrait aussi inclure plus de 300 milliards de  dollars de réduction des taxes pour les entreprises et des  individus après les négociations entre le futur président et le  Congrès.   

     UNE POLITIQUE POPULAIRE   

     Comparé à la bataille inconfortable de bascule au sein de la  minorité républicaine du Congrès lors du débat sur le plan de  relance de Bush l'année dernière, il est plus probable que le plan de redressement d'Obama bénéficie d'une adoption plus aisée au  congrès.  

     Alors que la crise financière a envahi l'économie réelle, une  situation de détérioration est prévisible. Les membres du Congrès  et le public ont pris conscience de la nécessité et de l'urgence  de la prise des mesures efficaces et immédiates pour aborder la  crise.  

     Après l'incapacité de plusieurs mesures gouvernementales, dont  la baisse des taux d'intérêt et l'injection des fonds dans des  institutions financières, à aboutir à des résultats souhaités, de  nombreux partis ont focalisé leurs regards pleins d'espoir sur le  plan d'Obama pour sauver l'économie.  

     La double majorité des démocrates à la fois au Senat et à la  Chambre des réprésentants pourrait aussi donner le feu vert au  plan d'Obama. La présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, aurait  promis de recommander fortement au Congrès de faire passer le plan de relance d'Obama avant l'investiture le 20 janvier.  

     Il est largement espéré que le paquet de redressement pourra  aider à réduire la récession et à accélerer le redressement de  l'économie américaine.  

     Toutefois, les membres du Congrès des deux partis ont exprimé  de profondes inquiétudes au sujet du stupéfiant déficit budgétaire de 1,2 trillions de dollars de cette année fiscale avant même tout nouveau plan de relance.  

     Le président de la commission budgétaire du Sénat, Kent Conrad, a même prévenu que ce montant du déficit pourrait non seulement  apparaître au cours de l'année fiscale 2009, mais probablement  dans chacune des dix prochaines années.  

     "Oui, notre économie a besoin d'aide, mais au bout du compte  combien de dettes allons-nous accumuler sur les générations  futures?" a demandé le leader républicain de la Chambre John  Boehner.  

     "Nous ne pouvons pas obtenir la prosperité avec de plus en plus de dépenses gouvernementales", a-t-il relevé.