ISLAMABAD, 10 janvier (Xinhua) -- L'ancien président
pakistanais Pervez Musharraf a appelé samedi l'Inde voisine à cesser
la menace de frappes sur le Pakistan, par la suite des attentats
terroristes de Bombay.
"A mon avis, il ne faut pas lancer des frappes
chirurgicales sur le Pakistan. L'Inde doit cesser les déclarations
menaçantes, parce qu'elles ne mèneront qu'à la création de tensions", a
dit M. Musharraf cité par News Network International (NNI).
M. Musharraf a fait ces remarques avant de partir
pour les Etats-Unis, où il prononcera des discours dans des
instituts.
L'Inde doit cesser de parler de frappes
chirurgicales, et le Pakistan est prêt à résister à tout danger avec
toutes ses forces, a souligné M. Musharraf.
Les relations Pakistan-Inde se détériorent, lorsque
New Delhi a accusé des groupes militants basés au Pakistan de s'engager
dans les attentats terroristes de Bombay survenus en novembre dernier
et qui ont fait plus de 170 morts.
"La seule solution à la mystère des attaques du 26
novembre est de mener des enquêtes conjointes", a proposé M.
Musharraf.
M. Musharraf a démissionné du poste de chef d'Etat
en août dernier, sous la pression des partis de coalition.
Il a démenti à cette occasion les rumeurs selon
lesquelles il avait signé un accord avec les Etats-Unis pour que ces
derniers lancent des attaques, avec des drones, sur des régions tribales
pakistanaises à partir de l'Afghanistan voisin.
"Il n'y avait pas d'accord avec les Etats-Unis
sur les attaques au drone et les offensives militaires dans les
régions tribales" du Pakistan, a assuré M. Musharraf.