GENEVE, 9 janvier (Xinhua) -- Le Conseil des droits
de l'homme de l'ONU a tenu vendredi à Genève une session extraordinaire
pour examiner "les graves violations des droits de l'homme dans le
territoire palestinien occupé, y compris la récente agression dans la
bande de Gaza occupée".
Dans son allocution, la Haut-Commissaire aux droits
de l'homme, Navanethem Pillay a demandé une enquête "indépendante, crédible
et transparente" sur les violations à Gaza.
Elle a rappelé les trois principes de
proportionnalité, de distinction et de précaution qui régissent le droit
international humanitaire.
Selon Mme Phillay, les souffrances infligées aux
civils par des roquettes tirées sur Israël depuis la bande de Gaza sont
inacceptables et les frappes aériennes menées en représailles par
les forces israéliennes prélèvent un lourd tribut en termes de vies
humaines et de moyens de subsistance - les civils et les infrastructures
civiles étant constamment exposés à des dangers extrêmes dans cette zone.
Il faut mettre un terme au cercle vicieux des
attaques et des représailles, a-t-elle insisté.
Le représentant d'Israel a déploré que le Hamas ait
fait le choix de la violence en renonçant il y a quelques semaines à une
trêve de six mois, et préférant s'en prendre aux civils
israéliensle, indiquant que le Hamas est une menace pour Israël mais
aussi pour d'autres gouvernements modérés de la région. Il a affirmé que
son pays continue à soutenir une solution pacifique.
Le représentant de la Palestine a soulginé que le
présent conflit a fait plus de 750 morts, dont plus de 240 enfants. La
majorité des victimes n'étaient ni du Fatah, ni du Hamas,
accusant Israël de violer la quatrième Convention de Genève qui assure la
protection des civils en temps de guerre et la Charte des Nations
Unies.
L'Egypte au nom du Groupe arabe et du groupe
Afrique, le Pakistan au nom de l'Organisation de la Conférence islamique
(OCI), Cuba au nom du Mouvement des pays non alignés ont fustigé
l'attaque lancée par Israël contre Gaza depuis 14 jours, demandé un
cessez-le-feu immédiat, l'ouverture des points de passage, la levée du
blocus, la protection des populations civiles, l'arrêt de l'agression,
l'accès des secours.
Selon ces représentants, l'origine de cette tragédie
est l'occupation israelienne qui constiue la plus grave violation des
droits de l'homme. Ils se sont déclarés convaincus que la
solution militaire ne pourrait résoudre le conflit.
Au nom de l'Union européenne, le
représentant de la République tchèque a délcare profondément préoccupé par
la crise humanitaire dans la bande de Gaza et a déploré les pertes civiles
causées par les tirs israéliens et les lancements de roquettes
palestiniennes.