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Un second front est peu probable au nord d'Israël, malgré des tirs de roquettes du Liban (ANALYSE)
  2009-01-09 09:04:38  

     JERUSALEM, 8 janvier (Xinhua) -- Plusieurs roquettes ont été  tirées jeudi matin du sud du Liban sur le nord d'Israël, mais les  analystes ont minimisé la possibilité que cet incident se  développe au point d'ouvrir un deuxième front pour l'Etat hébreu. 

     Selon le porte-parole des Forces israéliennes de défense (FDI), jusqu'à présent quatre roquettes ont atterri sur le nord d'Israël  depuis jeudi matin, entraÎnant plusieurs blessés légers, et Israël a répondu juste en tirant plusieurs obus de mortiers à la  frontière, visant "la source du tir".  

     On ne sait pas encore si les roquettes ont été tirées par le  mouvement libanais Hezbollah ou par les organisations  palestiniennes au Liban agissant solidairement avec le Hamas. Ce  dernier a nié jeudi être responsable de ces tirs de roquettes. 

     Les habitants du nord d'Israël ont repris le cours de leur vie normale, a indiqué le porte-parole des FDI. 

     Les attaques de roquettes interviennent, alors que les soldats israéliens poursuivent leur opé ration "Plomb durci" dans la bande de Gaza. 

     "Ces attaques de roquettes depuis le nord du Liban sont un  incident isolé et limité", a estimé Eyal Zisser, professeur à  l'université de Tel Aviv, joint au téléphone par un journaliste de Xinhua. 

     Elles auraient été menées par de petits groupes militants  palestiniens au Liban pour montrer leur solidarité avec le Hamas,  a indiqué M. Zisser, et d'ajouter qu'il est possible que plus de  roquettes soient tirées du sud du Liban sur le nord d'Israël à  l'avenir. 

     Moshe Maoz, professeur à l'université hébraïque, a fait écho  aux remarques de M. Zisser, et a déclaré que les chances d'une  autre guerre pour Israël dans le nord d'Israël sont très minces. 

     MM. Zisser et Maoz sont d'accord pour dire qu'il est peu  probable que le Hezbollah soit derrière ces attaques de roquettes, même s'ils n'écartent pas cette éventualité. 

     Personne au Liban, y compris le Hezbollah, ne souhaite une  autre guerre contre Israël, a souligné M. Zisser et d'ajouter que  toutes les parties en Israël et au Liban souhaitent maintenir le  calme à la frontière. 

     En juillet 2006, une guerre avait éclaté entre Israël et le  Hezbollah libanais, provoquée par l'enlèvement par le Hezbollah de deux soldats israéliens. Après 34 jours d'intenses combats qui ont tué 1.000 Libanais et 130 Israéliens, un cessez-le-feu de l'ONU  est entré en vigueur entre Israël et le Liban le 14 août 2006. 

     Selon M. Maoz, le Hezbollah possède son propre agenda  politique, et pour le moment, le groupe ne veut pas de conflit  avec Israël. 

     Toutefois, alors que l'opération "Plomb durci" se poursuit,  l'armée et la police israéliennes sont restées vigilantes dans le  nord, de peur que le Hezbollah ne lance des attaques. Israël a mis en garde le groupe que si ce dernier allumait un second front,l  'Etat hébreu répondrait massivement. 

     Samedi dernier, juste après le lancement de l' incursion  terrestre des FDI sur Gaza, le ministre israélien de la Défense,  Ehud Barak, a émis la possibilité d'une escalade des violences  dans le nord d'Israël, le long de la frontière avec le Liban. 

     "Nous espérons que le front nord restera calme mais nous  sommes prêts à faire face à toute possibilité", a-t-il déclaré à  la nation lors d'une conférence de presse télévisée spé ciale.