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Afrique en marche
  2009-01-07 14:42:26  

     BEIJING, 7 janvier (Xinhua) -- Voici notre rubrique "Afrique  en marche": 

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     Maurice : taux de croissance estimé à 4% en 2009  

     PORT-LOUIS -- Le Bureau central des statistiques (BCS) de  Maurice estime que l'économie mauricienne va croître à un taux  d'environ 4% par rapport à 5,2% en 2008, selon un document publié  mardi. Le BCS ne prévoit aucune croissance dans deux des  principaux secteurs de l'économie mauricienne - le textile et le  tourisme, en raison de la récession économique dans les principaux marchés de Maurice. Les secteurs de la construction et de  l'intermédiation financière (les banques en particulier) vont  connaître une croissance réduite, alors que le secteur sucrier  pourrait réaliser une meilleure performance (+13%) comparativement à 2008 sur la base d'une production supérieure.  Le BCS a récemment revu à la baisse son estimation du taux de  croissance pour 2008, le ramenant de 5,6% à 5,2%. Cette nouvelle  estimation prend en compte les taux de croissance réduits des  secteurs textile et touristique. Le secteur tertiaire est le  moteur de l'économie mauricienne. Selon le BCS, 69,1% du Produit  intérieur brut (PIB) sont générés par le secteur des services qui  précède le secteur secondaire ( manufacturier) avec 26,8% et le  secteur primaire (agriculture principalement) avec 4,1%. Le taux  de croissance de 5,2% de 2008 est réparti comme suit: secteur  primaire, 0,2%; secteur secondaire, 1,2% et secteur tertiaire,  3,8%.  

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     Tenue à Tunis d'un symposium sur "le cycle de l'eau en Afrique" 

     TUNIS -- Un symposium sur "le cycle de l'eau en Afrique à  l'initiative du GEOSS" a démarré mardi à Tunis. Au nombre des  questions qui seront débattues figurent les inondations, la  sécheresse, la dégradation environnementale, le changement  climatique, le déficit en eau en Afrique et la prévision du cycle  de l'eau dans ce continent. Ce symposium, organisé par l'Ecole  nationale des ingénieurs de Tunis (ENIT) et EcoPark Borj C édria,  aura également pour objectif de faire le point sur les programmes  nationaux, internationaux et indépendants qui participent à  l'observation, à l'analyse et à la prévision du cycle de l'eau en  Afrique. Cette manifestation s'inscrit dans le cadre d'un  programme de coopération intergouvernemental, un plan de dix ans  (2003-2013) visant à consolider le Système des Systèmes Globaux  d'Observation de la Terre (GEOSS) convenu lors du sommet de la  Terre tenu à Washington en juillet 2003. L'initiative du GEOSS a  pour mission de mettre en place un environnement favorisant la  prise de décisions en faveur de l'humanité, et ce, à travers une  observation de la terre coordonnée, compréhensive et durable.  

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     Personnes n'est exclue à la recherche des solutions à la crise  financière mondiale (président camerounais) 

     YAOUNDE -- Dans un discours lu à l'occasion de la réception des v?ux du corps diplomatique accrédité au Cameroun, le chef de  l'Etat camerounais Paul Biya estime que la recherche des solutions à la crise financière internationale n'est pas le monopole de  l'Occident malgré qu'il soit le principal auteur.  "Au mois de septembre dernier devant l'Assemblée générale des  Nations Unies, j'avais déploré que notre continent puisse subir le contre coup de la crise internationale dans laquelle, il n'avait  aucune responsabilité et j'ajoutais que ce rôle de spectateur  impuissant des africains devant la recherche des solutions ne  pouvait que provoquer qu'une immense frustration", a déclaré le  président. Il s'est en outre félicité des mesures prises par les  occidentaux pour juguler la crise financière qui frappe le monde  en ce moment qui n'épargnera pas le Cameroun avec moins de  conséquences. Des mesures qu'il partage pour la plupart. "Nous ne pouvons que nous réjouir que l'Occident se prononce en  faveur d'une régulation des marchés financiers pour stopper la  spéculation ; de la mise en place d'une gouvernance mondiale de  l'économie où le FMI et la Banque mondiale auraient leur mot à  dire", a dit le président. "Nous nous réjouissons des mesures de  soutien à certains secteurs d'activités afin de relancer les  économies et enfin l'idée d'un retour au protectionnisme", a-t-il  poursuivi. Mais, a averti Paul Biya, ce vaste programme  trouverait une adhésion générale que si les intérêts des pays en  voie de développement notamment des pays africains, sont pris en  compte. 

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     Burkina Faso : signature d'une convention collective pour les  médias privés 

     OUAGADOUGOU -- Les directeurs d'organes de presse et des  promoteurs de médias audiovisuels burkinabés ont signé, mardi à  Ouagadougou, une convention collective destinée aux medias privés  en vue d'améliorer les conditions de vie et de travail des  journalistes. Avec cette convention collective, la masse salariale augmentera de plus de 40%, les frais de reportage, de déplacement  et les frais de mission accuseront une augmentation moyenne de 25  à 30% dans toutes les rédactions. L'objectif, ont expliqué les  initiateurs, est de parvenir à une meilleure prise en compte des  droits et devoirs des journalistes. Le représentant du Syndicat  national des travailleurs de l'information et de la communication  (Synatic), Justin Coulibaly, a indiqué que la convention offrira  une sécurité professionnelle aux employeurs et employés de presse. 

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   Maroc : élargissement de l'autoroute Rabat-Casablanca 

     RABAT -- Le roi marocain Mohammed VI a procédé, mardi à Rabat,  au lancement des travaux d'élargissement à l'autoroute  Rabat-Casablanca pour un coût de 927 millions de dirhams (environ  116 millions de dollars). Le financement de ce projet est assuré à hauteur de 600 millions de dirhams par le Fonds arabe de  développement économique et social (FADES), le complément étant  supporté par les fonds propres de la Société nationale des  autoroutes du Maroc (ADM). L'élargissement à 2 x 3 voies s'inscrit dans le cadre du programme d'investissement d'ADM qui a fait  l'objet récemment d'un contrat programme avec l'Etat (2008-2015).  Ce contrat programme prévoit également la construction de 384 km  d'autoroutes additionnelles, dont le contournement de Rabat sur 41 km et Casablanca-Berrechid par Tit Mellil sur 30,5 km. La durée  des travaux d'élargissement est estimée à 40 mois en vue d'une  mise en service à l'été 2012. L'autoroute Casablanca-Rabat  concentre sur son tracé la majorité des flux entre le Nord, le Sud et le Centre du Maroc. Près de 40.000 véhicules l'empruntent  quotidiennement, rendant nécessaire son élargissement.  

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     Burkina Faso : baisse de 30 FCFA sur le prix des hydrocarbures 

     OUAGADOUGOU -- La prix des hydrocarbures au Burkina Faso a  baissé de 30 FCFA depuis le 1er janvier. Le prix de l'essence  mélange et du gasoil est fixés à 655 FCFA le litre, alors que le  super 91 est vendu 665 F CFA le litre. La baisse du pris des  hydrocarbures est l'un des résultats des négociations entre le  gouvernement les syndicats en décembre 2008, qui ont aussi abouti  au rabattement de 30% de l'impôt sur les revenus et salaires  (UITS) et à une augmentation de salaire de 4% sur les salaires et  pensions pour compter du 1er janvier 2009.  

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     Kenya/Ouganda : 500 millions de dollars pour la réfection de la ligne de chemin de fer 

     NAIROBI -- Le Kenya et l'Ouganda envisagent de dépenser 500  millions de dollars, d'ici cinq ans, pour la réfection de la ligne ferroviaire entre les deux pays. Le ministre kenyan du Transport  Chirau Ali Mwakwere a déclaré que les fonds serviront à rétablir  la pleine capacité de la ligne ferroviaire, la demande pour les  services de transport ferroviaire dépassant la capacité actuelle.  Le Premier ministre kenyan Raila Odinga a déclaré que la ligne de  chemin de fer a transporté 7% des 16 millions de tonnes de  chargement gérées par le port oriental de Mombassa l'année  dernière, comparativement au 20% de l'année 2006. Le port devrait  gerer 30 millions de tonnes de cargaison en 2030, presque le  double de la quantité traitée l'année dernière et Odinga a indiqué que les deux gouvernements ont hâte d'accélerer la construction de la ligne ferroviaire Kenya-Ouganda.  

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     Oxford Business Group qualifie l'économie de la Tunisie  d'étonnamment et robuste 

     TUNIS -- L'Oxford Business Group, cabinet d'intelligence  économique basé à Londres, a qualifié dans son rapport 2008 l'é  conomie de la Tunisie d'étonnamment et robuste", a rapporté mardi  le journal tunisien "Le Quotidien". Selon "Le Quotidien", Oxford  Business Group affirme dans son rapport que, dans un contexte  défavorable marqué par la crise économique mondiale, "l'économie  tunisienne s'avère étonnamment robuste en cette fin d'année 2008". Le rapport a cité les progrès considérables accomplis en matière  de privatisation et de libéralisation, sous l'effet de l'évolution constante et progressive avec laquelle le pays s' attache à mettre en oeuvre des réformes économiques fondamentales. Détaillant les performances de la Tunisie, le rapport souligne que, sur le plan macro-économique, la Tunisie affiche une croissance  saine et une inflation maîtrisée. La croissance du PIB est estimée à 5.1% pour 2008 - un taux inférieur à celui enregistré en 2007  (6.3%) mais qui reste néanmoins solide, compte tenu notamment du  ralentissement de l'activité dans la zone Euro, le plus grand  partenaire commercial de la Tunisie. En outre, malgré la flambée  des prix des matériaux de construction et des denrées alimentaires, l'inflation s'est sensiblement ralentie pour atteindre 5%, tandis  que les autres pays de la région, comme l'Egypte ou la Jordanie,  sont aux prises avec une inflation de plus de 12%. Oxford Business Group a abordé aussi "l'engagement du gouvernement à faire de la  Tunisie une économie du savoir qui s'est rapidement traduit par  une nette amélioration du niveau de pénétration et de  sophistication des secteurs de la télécommunication et des  technologies de l'information". 

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     Côte d'Ivoire: vers la validation d'un document de réduction de la pauvreté 

     ABIDJAN -- Un atelier national se tient depuis lundi à  Grand-Bassam (35 km au sud-est d'Abidjan) à l'initiative du  gouvernement ivoirien pour la validation d'un guide pour les  actions futures de développement baptisé "Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP)". Selon la synthèse du document  présenté à l'ouverture des travaux, le taux de pauvreté est passé  de 10% en 1985 à 48,9 % en 2008 en Côte d'Ivoire. "C'est-à-dire que près de la moitié de la population est tombée  dans une paupérisation jamais égalée dans le pays", a indiqué le  ministre ivoirien du Plan, Paul Antoine Bohoun Bouabré, dont le  département a initié l'étude. Le document précise qu'un Ivoirien  sur deux ne dispose que d'un revenu journalier de 660 FCFA  (environ un euro) pour satisfaire ses besoins en nourriture,  logement, santé, éducation et autres. "Cette situation est  moralement et socialement insupportable; elle est humainement  inacceptable et constitue un réel obstacle au développement", a  ajouté M. Bohoun Bouabré. Le Document de stratégie de réduction de la pauvreté basé sur "une bonne connaissance des aspirations des  populations" devrait permettre au gouvernement de concevoir des  politiques de développement en faveur des populations. Sa mise en oeuvre couvre la période 2009-2013 et coûtera la  bagatelle de 17.645 milliards de FCFA.