BEIJING, 7 janvier (Xinhua) -- Voici notre rubrique
"Afrique en marche":
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Maurice : taux de croissance estimé à 4% en 2009
PORT-LOUIS -- Le Bureau central des statistiques
(BCS) de Maurice estime que l'économie mauricienne va croître à un taux
d'environ 4% par rapport à 5,2% en 2008, selon un document publié
mardi. Le BCS ne prévoit aucune croissance dans deux des principaux
secteurs de l'économie mauricienne - le textile et le tourisme, en raison
de la récession économique dans les principaux marchés de Maurice. Les
secteurs de la construction et de l'intermédiation financière (les banques
en particulier) vont connaître une croissance réduite, alors que le
secteur sucrier pourrait réaliser une meilleure performance (+13%)
comparativement à 2008 sur la base d'une production supérieure. Le
BCS a récemment revu à la baisse son estimation du taux de croissance pour
2008, le ramenant de 5,6% à 5,2%. Cette nouvelle estimation prend en
compte les taux de croissance réduits des secteurs textile et touristique.
Le secteur tertiaire est le moteur de l'économie mauricienne. Selon le
BCS, 69,1% du Produit intérieur brut (PIB) sont générés par le secteur des
services qui précède le secteur secondaire ( manufacturier) avec 26,8% et
le secteur primaire (agriculture principalement) avec 4,1%. Le taux
de croissance de 5,2% de 2008 est réparti comme suit: secteur
primaire, 0,2%; secteur secondaire, 1,2% et secteur tertiaire, 3,8%.
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Tenue à Tunis d'un symposium sur "le cycle de l'eau
en Afrique"
TUNIS -- Un symposium sur "le cycle de l'eau en
Afrique à l'initiative du GEOSS" a démarré mardi à Tunis. Au nombre des
questions qui seront débattues figurent les inondations, la
sécheresse, la dégradation environnementale, le changement
climatique, le déficit en eau en Afrique et la prévision du cycle de
l'eau dans ce continent. Ce symposium, organisé par l'Ecole nationale des
ingénieurs de Tunis (ENIT) et EcoPark Borj C édria, aura également pour
objectif de faire le point sur les programmes nationaux, internationaux et
indépendants qui participent à l'observation, à l'analyse et à la
prévision du cycle de l'eau en Afrique. Cette manifestation s'inscrit dans
le cadre d'un programme de coopération intergouvernemental, un plan de dix
ans (2003-2013) visant à consolider le Système des Systèmes Globaux
d'Observation de la Terre (GEOSS) convenu lors du sommet de la Terre
tenu à Washington en juillet 2003. L'initiative du GEOSS a pour mission de
mettre en place un environnement favorisant la prise de décisions en
faveur de l'humanité, et ce, à travers une observation de la terre
coordonnée, compréhensive et durable.
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Personnes n'est exclue à la recherche des solutions
à la crise financière mondiale (président camerounais)
YAOUNDE -- Dans un discours lu à l'occasion de la
réception des v?ux du corps diplomatique accrédité au Cameroun, le chef de
l'Etat camerounais Paul Biya estime que la recherche des solutions à
la crise financière internationale n'est pas le monopole de l'Occident
malgré qu'il soit le principal auteur. "Au mois de septembre dernier
devant l'Assemblée générale des Nations Unies, j'avais déploré que notre
continent puisse subir le contre coup de la crise internationale dans
laquelle, il n'avait aucune responsabilité et j'ajoutais que ce rôle de
spectateur impuissant des africains devant la recherche des solutions ne
pouvait que provoquer qu'une immense frustration", a déclaré le
président. Il s'est en outre félicité des mesures prises par les
occidentaux pour juguler la crise financière qui frappe le monde en
ce moment qui n'épargnera pas le Cameroun avec moins de conséquences. Des
mesures qu'il partage pour la plupart. "Nous ne pouvons que nous réjouir
que l'Occident se prononce en faveur d'une régulation des marchés
financiers pour stopper la spéculation ; de la mise en place d'une
gouvernance mondiale de l'économie où le FMI et la Banque mondiale
auraient leur mot à dire", a dit le président. "Nous nous réjouissons des
mesures de soutien à certains secteurs d'activités afin de relancer les
économies et enfin l'idée d'un retour au protectionnisme", a-t-il
poursuivi. Mais, a averti Paul Biya, ce vaste programme trouverait
une adhésion générale que si les intérêts des pays en voie de
développement notamment des pays africains, sont pris en compte.
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Burkina Faso : signature d'une convention collective
pour les médias privés
OUAGADOUGOU -- Les directeurs d'organes de presse
et des promoteurs de médias audiovisuels burkinabés ont signé, mardi
à Ouagadougou, une convention collective destinée aux medias privés
en vue d'améliorer les conditions de vie et de travail des journalistes.
Avec cette convention collective, la masse salariale augmentera de plus de
40%, les frais de reportage, de déplacement et les frais de mission
accuseront une augmentation moyenne de 25 à 30% dans toutes les
rédactions. L'objectif, ont expliqué les initiateurs, est de parvenir à une
meilleure prise en compte des droits et devoirs des journalistes. Le représentant
du Syndicat national des travailleurs de l'information et de la
communication (Synatic), Justin Coulibaly, a indiqué que la convention offrira
une sécurité professionnelle aux employeurs et employés de
presse.
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Maroc : élargissement de l'autoroute Rabat-Casablanca
RABAT -- Le roi marocain Mohammed VI a procédé,
mardi à Rabat, au lancement des travaux d'élargissement à l'autoroute
Rabat-Casablanca pour un coût de 927 millions de dirhams (environ
116 millions de dollars). Le financement de ce projet est assuré
à hauteur de 600 millions de dirhams par le Fonds arabe de
développement économique et social (FADES), le complément étant
supporté par les fonds propres de la Société nationale des
autoroutes du Maroc (ADM). L'élargissement à 2 x 3 voies
s'inscrit dans le cadre du programme d'investissement d'ADM qui a fait
l'objet récemment d'un contrat programme avec l'Etat (2008-2015). Ce
contrat programme prévoit également la construction de 384 km d'autoroutes
additionnelles, dont le contournement de Rabat sur 41 km et
Casablanca-Berrechid par Tit Mellil sur 30,5 km. La durée des travaux
d'élargissement est estimée à 40 mois en vue d'une mise en service à l'été
2012. L'autoroute Casablanca-Rabat concentre sur son tracé la majorité des
flux entre le Nord, le Sud et le Centre du Maroc. Près de 40.000 véhicules
l'empruntent quotidiennement, rendant nécessaire son élargissement.
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Burkina Faso : baisse de 30 FCFA sur le prix des
hydrocarbures
OUAGADOUGOU -- La prix des hydrocarbures au Burkina
Faso a baissé de 30 FCFA depuis le 1er janvier. Le prix de l'essence
mélange et du gasoil est fixés à 655 FCFA le litre, alors que le
super 91 est vendu 665 F CFA le litre. La baisse du pris des
hydrocarbures est l'un des résultats des négociations entre le
gouvernement les syndicats en décembre 2008, qui ont aussi abouti au
rabattement de 30% de l'impôt sur les revenus et salaires (UITS) et à une
augmentation de salaire de 4% sur les salaires et pensions pour compter du
1er janvier 2009.
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Kenya/Ouganda : 500 millions de dollars pour la
réfection de la ligne de chemin de fer
NAIROBI -- Le Kenya et l'Ouganda envisagent de
dépenser 500 millions de dollars, d'ici cinq ans, pour la réfection de la
ligne ferroviaire entre les deux pays. Le ministre kenyan du Transport
Chirau Ali Mwakwere a déclaré que les fonds serviront à rétablir la
pleine capacité de la ligne ferroviaire, la demande pour les services de
transport ferroviaire dépassant la capacité actuelle. Le Premier ministre
kenyan Raila Odinga a déclaré que la ligne de chemin de fer a transporté
7% des 16 millions de tonnes de chargement gérées par le port oriental de
Mombassa l'année dernière, comparativement au 20% de l'année 2006. Le port
devrait gerer 30 millions de tonnes de cargaison en 2030, presque le
double de la quantité traitée l'année dernière et Odinga a
indiqué que les deux gouvernements ont hâte d'accélerer la construction
de la ligne ferroviaire Kenya-Ouganda.
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Oxford Business Group qualifie l'économie de la
Tunisie d'étonnamment et robuste
TUNIS -- L'Oxford Business Group, cabinet
d'intelligence économique basé à Londres, a qualifié dans son rapport 2008
l'é conomie de la Tunisie d'étonnamment et robuste", a rapporté mardi
le journal tunisien "Le Quotidien". Selon "Le Quotidien", Oxford
Business Group affirme dans son rapport que, dans un contexte
défavorable marqué par la crise économique mondiale, "l'économie
tunisienne s'avère étonnamment robuste en cette fin d'année 2008". Le
rapport a cité les progrès considérables accomplis en matière de
privatisation et de libéralisation, sous l'effet de l'évolution constante
et progressive avec laquelle le pays s' attache à mettre en oeuvre des
réformes économiques fondamentales. Détaillant les performances de la
Tunisie, le rapport souligne que, sur le plan macro-économique, la Tunisie
affiche une croissance saine et une inflation maîtrisée. La croissance du
PIB est estimée à 5.1% pour 2008 - un taux inférieur à celui enregistré en
2007 (6.3%) mais qui reste néanmoins solide, compte tenu notamment du
ralentissement de l'activité dans la zone Euro, le plus grand
partenaire commercial de la Tunisie. En outre, malgré la flambée des
prix des matériaux de construction et des denrées alimentaires, l'inflation
s'est sensiblement ralentie pour atteindre 5%, tandis que les autres pays
de la région, comme l'Egypte ou la Jordanie, sont aux prises avec une
inflation de plus de 12%. Oxford Business Group a abordé aussi
"l'engagement du gouvernement à faire de la Tunisie une économie du savoir
qui s'est rapidement traduit par une nette amélioration du niveau de
pénétration et de sophistication des secteurs de la télécommunication et
des technologies de l'information".
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Côte d'Ivoire: vers la validation d'un document de
réduction de la pauvreté
ABIDJAN -- Un atelier national se tient depuis lundi
à Grand-Bassam (35 km au sud-est d'Abidjan) à l'initiative du
gouvernement ivoirien pour la validation d'un guide pour les actions
futures de développement baptisé "Document de stratégie de réduction de la
pauvreté (DSRP)". Selon la synthèse du document présenté à l'ouverture des
travaux, le taux de pauvreté est passé de 10% en 1985 à 48,9 % en 2008 en
Côte d'Ivoire. "C'est-à-dire que près de la moitié de la population est
tombée dans une paupérisation jamais égalée dans le pays", a indiqué le
ministre ivoirien du Plan, Paul Antoine Bohoun Bouabré, dont le
département a initié l'étude. Le document précise qu'un Ivoirien sur
deux ne dispose que d'un revenu journalier de 660 FCFA (environ un euro)
pour satisfaire ses besoins en nourriture, logement, santé, éducation et
autres. "Cette situation est moralement et socialement insupportable; elle
est humainement inacceptable et constitue un réel obstacle au
développement", a ajouté M. Bohoun Bouabré. Le Document de stratégie de
réduction de la pauvreté basé sur "une bonne connaissance des aspirations
des populations" devrait permettre au gouvernement de concevoir des
politiques de développement en faveur des populations. Sa mise en
oeuvre couvre la période 2009-2013 et coûtera la bagatelle de 17.645
milliards de FCFA.