LUANDA, 6 janvier (Xinhua) -- Le gouvernement
angolais a ordonné la suspension des mouvements migratoires sur sa
frontière du nord-est avec la République démocratique du Congo (RDC) en
raison de l'apparition de la fièvre hémorragique au virux d'Ebola
dans ce pays voisin, a rapporté mardi l'agence de presse officielle
angolaise ANGOP.
Le ministre angolais de la Santé Jose Van-Dunem a
affirmé que la fermeture de la frontière vise à empêcher la propagation de
la maladie à l'intérieur du territoire angolais à travers des
mouvements migratoires et la prospection illégalle de diamant.
Selon le ministre de la Santé, le gouvernement
angolais a aussi répandu l'information et les techniques sur comment
prevenir la maladie et les mesures adoptées pour renforcer la surveillance
épidémiologique en vue d'une réponse anticipée.
Les mesures incluent une action conjointe entre le
ministère de la Santé et celui du Commerce et des Migrations ainsi que des
services des Etrangers.
L'officiel a indiqué que les mesures préventives
seront aussi élargies à la province de l'Est (Moxico), du nord (Malanje et
Uije) et celle du nord-est (Lunda-Sul) en raison de leur proximité avec
la République démocratique du Congo.
Le virus Ebola a été d'abord repéré dans la province
du Kassai de la RDC, frontalière à la province angolaise du nord-est de
Lunda-Norte fin novembre 2008.
Selon les données de l'Organisation mondiale de la
Santé (OMS), trois cas d'Ebola ont été enregistrés en RDC et au moins 36
cas suspects ont été relevés, dont 12 décès qu'on craint être liés à
la maladie.
Les analyses des laboratoires sont en cours en RDC,
au Gabon et en Afrique du Sud.
Pour prévenir la propagation de la pandémie de
l'Ebola de la RDC vers l'Angola, le président angolais Jose Eduardo Santos
a créé samedi une commission ad-hoc coordonnée par le Premier
ministre angolais Antonio Paulo Kassoma.
D'après l'OMS, le virus Ebola compte cinq espèces:
Zaïre, Soudan, Côte d'Ivoire, Bundibugyp et Reston. Les espèces Zaïre,
Soudan et Bundibugyp ont été à l'origine d'importantes flambées
de fièvres hémorragique à virus Ebola en Afrique, avec un taux de
létalité de 25% à 90%.
Le virus Ebola se transmet par contact direct avec
le sang, les sécrétions, les organes ou des liquides biologiques des sujets
infectés. De plus, il a été récemment confirmé que le virus peut se
transmettre à l'homme lors de la manipulation d'animaux porteurs du virus,
vivants ou morts.
Il n'existe aucun traitement ni vaccin
spécifiques pour la fièvre hémorragique à virus Ebola. Plusieurs vaccins
candidats sont en cours d'essai.