KINSHASA, 6 janvier (Xinhua) -- Les agents et cadres
de la société minière congolaise MIBA ont demandé au gouvernement
central de s'impliquer pour le reprise des activités de leur
entreprise, fermée depuis bientôt un mois, et le paiement des
arriérés des salaires.
Ils ont remis mardi un mémorandum au chef de
l'exécutif provincial du Kasaï Oriental, Alphonse Ngoyi Kasanji, à l'issue
d'une marche de protestation organisée à Mbuji Mayi, chef lieu de la
province du Kasaï Oriental, par la délégation syndicale de ladite
société.
"Les travailleurs de la MIBA réclament le paiement
de plus de 20 mois d'arriérés des salaires ainsi que l'implication du
gouvernement pour la reprise des activités de la société avant
l'intervention des firmes sud-africaines", a déclaré mardi à la
presse en marge des manifestations le président de la délégation
syndicale de la MIBA, M. Mukendi, avant de stigmatiser
l'indifférence du gouvernement devant ce problème.
La MIBA, l'unique société d'exploitation du diamant
en République démocratique du Congo (RDC), dont 80% des actions sont
détenues par l'Etat congolais, et le reste pardes investisseurs
étrangers dont le principal est la compagnie begle Sibeka,
connaît des difficultés liées notamment à l'incapacité de l'entreprise de
renouveler l'outil de production.
La production mensuelle de la MIBA, qui variait
entre 450.000 et 500.000 carats en temps normal, avait chuté jusqu'à
30.000 carats avant la fermeture de la société.
Deux firmes sud-africaines avaient
promis d'octroyer à la MIBA un financement de près de 200 millions de dollars
pour relancer ses activités.