LIBREVILLE, 5 janvier (Xinhua) -- Les enseignants
réunis au sein de la Convention nationale des syndicats du secteur
éducation (CONASYSED) du Gabon ont durci lundi leur mouvement de
grève.
"Nous exigions un dialogue direct avec le chef de
l'Etat, Omar Bongo Ondimba, pour lui révéler franchement nos doléances", a
déclaré Mbeang Essono, membre influant de la CONASYSED, au terme
d'une assemblée générale tenue lundi à Libreville.
"Nous ne répartirons à l'école que si le chef de
l'Etat nous reçoit et répond positivement à nos revendications", a précisé
Alain Mouangouadi, partisan de l'aile dure des grévistes.
Le président gabonais Omar Bongo Ondimba, au cours
de son discours de fin d'année, a appelé les syndicalistes de
l'éducation nationale à mettre fin à leur longue grève qui tue l'avenir des
enfants du Gabon.
"Nous ne désobéissons pas à l'autorité du chef de
l'Etat. Nous voulons tout simplement que des résolutions fiables soient
prises pour que nous repartions à l'école", a dit Serge Alain
Boundzanga, un représendant de la CONASYSED.
La semaine dernière, le gouvernement avait appelé
les enseignants à reprendre les cours ce lundi. Mais les élèves du
secteur public se sont encore rendus en vain dans les établissements
primaires et secondaires aussi bien de la capitale que de l'intérieur du
pays.
La crise qui secoue le système éducatif
gabonais a débuté lors de la rentrée scolaire débutée le 6 octobre 2008 et
a été suspendue à deux reprises.