(Photo: Xinhua)
NEW YORK (Nations Unies), 5 janiver (Xinhua) -- Le
secrétaire général adjoint de l'ONU chargés des affaires humanitaires et
coordonnateur des secours d'urgence, John Holmes, a fait état lundi
d'une situation humanitaire "très préoccupante" à Gaza.
Seule la fin des violences permettra de répondre de
manière adéquate aux besoins humanitaires, a-t-il indiqué lors d'une
conférence de presse tenue au siège de l'ONU à New York.
La situation à Gaza a été confirmée par le directeur
des opérations de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies
pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA),
John Ging, en duplex depuis Gaza, qui s'est déclaré frappé par le
spectacle des rues complètement désertes de Gaza.
Plus de 500 Palestiniens ont été tués et 2.500
autres blessés dans les attaques israéliennes contre l'enclave
palestinien, a dit M. Holmes, tout en ajoutant qu'il est difficile à ce
stade d'établir un bilan exact de part et d'autre.
Il a indiqué que la proportion
des pertes civiles a sans doute augmenté depuis le lancement des
opérations terrestres. Selon l'UNRWA, le nombre des pertes civiles
représente au moins 25%.

(Photo: Xinhua/Reuters)
Selon M. Holmes, la population gazaouie vit
mainteant sous la menace constante des bombardements et des pilonnages
israéliens et est privée d'accès aux produits et services de base.
Submergés par l'afflux des patients, les hôpitaux ne
peuvent accueillir les blessés légers et ne fonctionnent désormais que
grâce à des groupes électrogènes, en pleine pénurie de carburant,
a-t-il précisé.
D'après John Ging, l'ouverture du point de passage
de Kerem Shalom lundi a permis d'acheminer seulement 450.000 litres de
carburant dans Gaza. Cela suffit à peine à faire fonctionner la
centrale électrique de la ville pendant 24 heures.
M. Holmes a affirmé qu'un autre
grave problème qui se pose à Gaza est celui de l'assainissement des
réseaux d'égout qui est confronté à d'énormes problèmes en l'absence
d'électricité. Avant même le début du conflit entre Israël et le Hamas, 40
millions de litres d 'eaux usées ont été déversées en mer, en raison des
coupures d'électricité. Cette situation pourrait encore s'aggraver si
le muret du site qui retient les eaux d'égout dans le nord de Gaza serait
touché accidentellement par les bombardements.

(Photo: Xinhua)
Maxwell Gaylard, coordonnateur humanitaire des
Nations Unies pour le Territoire palestinien occupé, qui a donné le même
jour un point de presse, souligné qu'à tout point de vue il fallait
parler de crise humanitaire à Gaza, où la population se sent prise au
piège.
Evoquant une "atmosphère de peur", les nombreux
enfants qui ont faim, froid et qui sont privés d'électricité et d'eau
courante, il a réclamé une "bouffée d'oxygène" pour permettre de
ravitailler la population, accéder aux blessés et rétablir l'électricité
dans la bande de Gaza.
"Les ambulances, le personnel et les patients
doivent pouvoir se déplacer librement", a indiqué M. Gaylard, affirmant
que ce qui signifie qu'ils doivent pouvoir quitter Gaza pour bénéficier de
traitements non disponibles dans le territoire, et que l'aide
d'urgence internationale doit être admise à l'hôpital de Shifa,
le principal établissement de santé local.
Selon M. Gaylard, certains membres du personnel
médical ont été tués en allant chercher des blessés.

(Photo: Xinhua)