KUALA LUMPUR, 5 janvier (Xinhua) -- Le Premier
ministre malaisien Abdullah Ahmad Badawi a contacté le secrétaire général
des Nations-Unies ainsi que le président du Conseil de sécurité
en vue de la tenue d'une assemblée spéciale de l'ONU sur la
situation à Gaza, a indiqué lundi le ministre malaisien des Affaires
étrangères.
L'assemblée est nécessaire après l'échec du conseil
de sécurité de l'ONU à adopter une résolution pour mettre un terme à
l'agression israélienne sur la Palestine, a déclaré le ministre des
Affaires étrangères Rais Yatim lors d'une conférence de presse à Putrajaya,
le centre administratif de la Malaisie.
Badawi pourra aussi entrer en contact avec tous les
chefs de gouvernement sous les auspices du Mouvement des non-alignés
(NAM), l'Organisation de la conférence islamique (OCI), l'Association
des Nations de l'Asie du sud-est (Asean) et d'autres organisations
internationales afin de mettre la pression pour la tenue le plus tôt
possible d'une assemblée spéciale de l'ONU, a-t-il déclaré.
"Avec le bilan des victimes qui excède 500, les
attaques ne peuvent plus être considérées comme un jeu politique, au
contraire, il s'agit d'une guerre mais ceux qui soutiennent Israël ne vont
pas l'admettre," a affirmé Rais.
"La Malaisie a pris part à la rencontre de
l'exécutif de l'Organisation de la conférence islamique il y a deux jours
qui a abouti à un consensus sur la création d'un groupe spécial composé
des représentants des pays les plus influents de l'OIC afin de
lobbyer pour la paix en Palestine," a-t-il déclaré.
En outre, la rencontre a aussi appelé au déploiement
d'une mission spéciale de paix de l'ONU le long de la frontière entre
Israël et Gaza et à la création d'un Fond d'aide humanitaire pour
assister les victimes, a -t-il relevé.
"Il nous faut insister ici que les efforts
humanitaires sont faits, il est important pour la communauté
internationale d'accepter le fait qu'Israël a attaqué une région à
l'intérieur de la Palestine, frontalière à la Jordanie et aux nations de
l'Asie de l'ouest," a déclaré le ministre.
"C'est un acte de guerre parce que le
bilan des victimes a dépassé 500 et des mesures sévères doivent être
prises contre Israël," a-t-il déclaré.