LIBREVILLE, 4 janvier
(Xinhua) -- Le directeur général du Centre international de recherches
médicales de Franceville (CIRMF) du Gabon, Jean Paul Gonzalez, a affirmé
samedi à Franceville (sud- est) que la fièvre hémorragique à virus Ebola
qui sévit actuellement dans le Kasaï-Occidental en République démocratique
du Congo (RDC), sera vite circonscrite, a rapporté dimanche le
journal en ligne Gabonpage.
"Nos équipes de terrain et au niveau régional des
pays concernés ont appris à contrecarrer les effets du virus Ebola et
lutter efficacement contre cette douloureuse affection", a affirmé M.
Gonzalez qui dirige le centre de recherches le plus réputé en Afrique
centrale sur les questions d'Ebola.
L'épidémie actuelle est apparue le 27 novembre 2008
dans le district de Mweka, dans la province du Kasaï Occidental en
RDC.
Le Centre international de recherches médicales de
Franceville (CIRMF) a confirmé en fin de week-end les premiers résultats
du laboratoire de l'Institut National de Recherches Biologiques
(INRB) de Kinshasa, indiquant que l'épidémie de fièvre hémorragique dans
le Kasaï-Occidental en RDC est bel et bien due au virus Ebola.
Au 26 décembre 2008, l'Organisation mondiale de la
santé (OMS) a déclaré qu'elle avait eu connaissance de 34 cas suspects à
Ebola, dont neuf morts (taux de létalité de 26%) associés à l'événement
en cours.
En septembre-octobre 2007, la RDC avait déjà connu
une flambée épidémique au virus Ebola dans la province du Kasaï
occidental. Le ministère congolais de la santé avait alors confirmé qu'au 2
octobre 2007, les tests de recherche de la fièvre à virus Ebola
avaient été positifs pour 25 cas sur les 76 cas suspects recensés
dans cette province du sud de la RDC.
En avril-juin 2005, 12 cas au total de contamination
au virus Ebola (un confirmé en laboratoire et 11 ayant un lien
épidémiologique) dont neuf mortels, avaient été notifiés à Etoumbi et
Mbomo dans la région de la Cuvette Ouest au Congo-Brazzaville.
D'après l'OMS, le virus Ebola compte cinq espèces:
Zaïre, Soudan, Côte d'Ivoire, Bundibugyp et Reston. Les espèces Zaïre,
Soudan et Bundibugyp ont été à l'origine d'importantes flambées
de fièvres hémorragique à virus Ebola en Afrique, avec un taux de
létalité de 25% à 90%.
Le virus Ebola se transmet par contact direct avec
le sang, les sécrétions, les organes ou des liquides biologiques des sujets
infectés. De plus, il a été récemment confirmé que le virus peut se
transmettre à l'homme lors de la manipulation d'animaux porteurs du virus,
vivants ou morts.
Il n'existe aucun traitement ni vaccin spécifiques
pour la fièvre hémorragique à virus Ebola. Plusieurs vaccins candidats
sont en cours d'essai.