GAZA, 30 décembre (Xinhua) -- Les avions de guerre
israéliens ont poursuivi pour la quatrième journée consécutive leurs
frappes aériennes intensives sur plusieurs cibles de la bande de Gaza
assiégée, tuant et blessant plus de Palestiniens, selon des témoins
et des sources médicales de Gaza.
Les témoins ont indiqué que les avions israéliens
ont effectué des frappes aériennes sur une zone au sud de la ville de Gaza,
ajoutant qu'une maison et une ferme ont été visées, avec un
Palestinien tué et dix autres blessés.
Ils ont affirmé que deux roquettes ont été tirées
sur le quartier d'al-Mughraga, et d'ajouter qu'une autre roquette a été
tirée sur des dizaines d'habitants qui venaient au secours des
blessés des premiers tirs.
Mardi également, des avions de guerre israéliens ont
bombardé un poste de police du quartier de Tufah dans la ville de Gaza,
une autre maison et une usine, ont indiqué des habitants de Gaza.
L'aviation israélienne a également bombardé un
atelier de métallurgie et une usine de fabrication de produits laitiers
dans le centre de Gaza, entraînant des dégats importants. Aucune
victime n'est cependant à déplorer.
Les avions de guerre ont également visé des bases
d'entraînement des brigades al-Qassam dans le nord et le sud de
la bande de Gaza, selon des témoins.
Dans la nuit de lundi à mardi, trois civils
palestiniens, deux enfants et un adulte, ont été tués dans un bombardement
israélien sur le village de Beit Hanoun du nord de la bande de Gaza, selon
des témoins et des sources médicales.
Mo'aweya Hassanein, chef des services des urgences
et des ambulances au sein du ministère palestinien de la Santé, a confié
aux journalistes que depuis samedi, Israël a tué 369 Palestiniens
dans les frappes intensives sur la bande de Gaza.
Plus de 1 700 personnes ont été blessées, dont plus
de 400 dans un état critique, a-t-il poursuivi, ajoutant qu'une centaine
de blessés ont réussi à atteindre les hôpitaux égyptiens pour des
soins sanitaires.
M. Hassanein a mis en garde contre
une crise humanitaire dans la bande de Gaza en raison du manque de
médicaments, de sang et d'anesthésie pour les opérations chirurgicales.