WASHINGTON, 28 décembre (Xinhua)
-- Le plan économique de sauvetage du président américain élu Barack Obama
ne vise pas seulement à satisfaire les besoins à court terme, mais
également à jeter les bases d'une croissance et d'une prospérité à long
terme, a affirmé son conseiller économique majeur .
L'équipe économique de M. Obama est "en train
d'élaborer une proposition générale, le Plan de Rétablissement et de
Réinvestissement des Etats-Unis, visant à appuyer les emplois et les
revenus, essentiels pour le rétablissement, en baissant le paiement pour
la santé financière à long-terme de notre nation", a indiqué Lawrence
Summers, qui dirigera le Conseil national économique de la Maison Blanche
de l'administration Obama, dans un article publié dimanche par le
Washington Post.
"Certains affirment que nous devons nous concentrer
exclusivement sur les politiques à court-terme en faveur des
dépenses des consommateurs, au lieu d'essayer de créer des emplois et
de provoquer des investissements visant une croissance à long terme",
a-t-il indiqué.
"Mais cette approche a conduit à certains problèmes
auxquels nous faisons face aujourd'hui, et c'est l'approche que nous
devons rejeter si nous voulons renforcer notre classe moyenne et notre
économie à long terme", a déclaré M. Summers.
Un pilier clé du plan de M. Obama est la création
d'emplois, et le président élu a révisé son objectif à la hausse, espérant
engendrer la création de trois millions de postes.
Parallèlement, M. Summers a indiqué que le plan de
M. Obama se concentrerait sur les investissements "qui serviront la
population américaine": améliorer les infrastructures des écoles, réduire
la dépendance américaine au pétrole étranger, créer de nouveaux
emplois pour construire des infrastructures et moderniser le système
de santé.
Il a également indiqué qu'en dépit de conditions
économiques terribles, l'administration Obama "hérite également d'une
économie dotée d'un important potentiel à moyen et à long terme".
M. Obama avait affirmé qu'il pousserait le Congrès à
approuver un plan économique de sauvetage peu après son entrée en
fonctions, le 20 janvier de l'année prochaine.