COTABATO (Philippines), 25 décembre (Xinhua) -- Des
rebelles séparatistes ont lancé une série d'attaques dans le sud des
Philippines, tuant trois civils, prenant trois autres otages,
mettant des bombes improvisées et en lançant des roquettes contre
des positions des forces de sécurité gouvernementales, ont
déclaré jeudi des officiers militaires.
Les incidents se sont produits au moment où le
gouvernement philippin a averti que les troupes rebelles comme Abu Sayyaf,
Jemaah Islamiyah et le front Moro de libération islamique (MILF)
pourraient lancer des attaques durant les jours fériés.
Une tentative d'attaque a été fait échouer jeudi
matin après que les troupes gouvernementales eurent désamorcé la bombe
déposée par des rebelles suspects le long de l'autoroute dans la ville de
Datu Saudi Ampatuan, province de Maguindanao.
Mercredi après-midi, quelque 300 rebelles du MILF
ont occupé un village de Midtungok de la ville de Datu Saudi Ampatuan, a
révélé le porte-parole militaire Randolph Cabangbang.
Le même jour, des rebelles du MILF ont pris en
otages trois civils lorsqu'ils pris d'assaut le village de Gayunga, dans
la ville de Northern Kabuntalan de la province de Shariff Kabunsuan,
a indiqué le lieutenant-colonel Julieto Ando.
"Deux heures après cet incident, ils ont ouvert des
mortiers vers une position de nos troupes dans le même village, mais
heureusement aucun de nos soldats n'a été blessé", a dit le colonel
Ando.
Par ailleurs trois civils ont été tués quand des
rebelles du MILF ont attaqué un détachement de police dans le village de
Midtungo, dans la province de Sultan Kudarat, portant le nombre
de morts à neuf dans le village.
Les rebelles ont tué six civils lorsqu'ils ont lancé
des roquettes et des armes à une impulsion puissante à leur arrivée
au village.
Le MILF luttait depuis 1978 pour créer un
Etat islamique séparé dans le sud des Philippines. Il a signé un
cessez-le-feu en 2003 avec le gouvernement, mais des affrontements se
sont produits de temps en temps avec les négociations de paix
entre les deux parties.