DAMAS, 22 décembre (Xinhua) -- Le président syrien
Bashar al- Assad a déclaré lundi que les négociations de paix indirectes
entre son pays et Israël pourront devenir celles directes plus tard
sur la base des résolutions onusiennes concernées.
M. Assad a fait ces propos au cours d'une conférence
de presse conjointe avec son hôte et homologue croate Stjepan Mesic.
Il a confié aux journalistes que l'un des sujets
essentiels de ses entretiens avec M. Mesic a été les négociations de paix
indirectes qui pourront devenir directes dans une étape ultérieure.
Il a mis l'accent sur le fait que la paix ne peut
pas être atteinte seulement à travers des discussions indirectes et des
négociations directes pourront réussir si celles indirectes l'ont
été et ainsi la paix pourra venir naturellement.
La base des discussions de paix est un engagement
vis-à-vis des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, a ajouté M.
Assad.
Les remarques de M. Assad interviennent alors que le
Premier ministre israélien Ehud Olmert est arrivé à Ankara lundi pour des
discussions avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan en vue
de faire avancer les négociations de paix entre Israël et la Syrie.
Mardi soir, M. Olmert a affirmé au cours d'une
conférence à Tel Aviv qu'"un traité de paix entre Israël et la Syrie est
faisable".
Quatre séries de négociations indirectes entre
Israël et la Syrie ont été menées sous la médiation de la Turquie depuis
que les deux pays ont confirmé à mi-mai le renouvellement du
processus de paix.
Toutefois, une cinquième série prévue initialement
en septembre, a été reportée en raison de l'agitation politique en Israël
suite à la décision de M. Olmert de démissionner pour cause de scandale
de corruption.
Les négociations de paix entre Israël et la Syrie,
toujours techniquement en guerre, se sont effondrées en 2000 quand le
Premier ministre d'alors et actuellement ministre de la Défense Ehud
Barak a refusé la requête syrienne pour un retrait total d'Israël du
Golan, un plateau stratégique dont Israël s'est emparé en 1967 et annexé en
1981 sans la moindre reconnaissance de la communauté internationale.
Le gouvernement syrien a insisté sur le fait
que les négociations de paix ne pourraient être reprises
qu'à condition qu'Israël restitue le Golan alors que l'Etat hébreux, pour
sa part, a exigé que la Syrie abandonne son soutien aux
groupes militants palestiniens et libanais.