WELLINGTON, 22 décembre (Xinhua) -- Le Premier
ministre néo-zélandais, John Key, a averti lundi le gouvernement
provisoire des Fidji que l'expulsion de la haute commissaire déléguée de la
Nouvelle-Zélande aux Fidji donnerait lieu à des représailles.
La Haute commissaire déléguée de la Nouvelle-Zélande
aux Fidji, Caroline McDonald, se trouve toujours dans ce pays, les menaces
récentes concernant son expulsion n'ayant pas été suivies d'effet.
Un haut responsable fidjien avait indiqué lors du
week-end que Mme McDonald serait expulsée dimanche.
M. Key a affirmé lundi que la balle était dans le
camp du gouvernement provisoire des Fidji, dirigé par le Premier ministre
par intérim Commodore Frank Bainimarama, laissant entendre qu'une
expulsion de Mme McDonald entraînerait probablement une réponse de la
Nouvelle-Zélande.
Les menaces concernant l'expulsion de Mme McDonald
sont vues comme une conséquence de l'état d'esprit actuel de M.
Bainimarama, de plus en plus excédé par les interdictions de territoire
infligées aux membres de son gouvernement et de l'armée ainsi qu'aux
membres de leurs familles par le gouvernement néo-zélandais.
Des sites internet aux Fidji indiquaient qu'il n'y
avait pas de date officielle concernant l'expulsion de la diplomate.
M. Bainimarama a averti le gouvernement
néo-zélandais, la semaine dernière, que Mme McDonald serait obligée de
quitter les Fidji à moins qu'un visa ne soit accordé à George Nacewa, le
fils d'un haut responsable à Suva, capitale fidjienne, afin qu'il
puisse achever ses études à l'Université de Massey.
Le ministre néo-zélandais des Affaires
étrangères, Murray McCully, a indiqué jeudi dernier à M. Bainimarama que ce visa
ne serait pas accordé, puis a expliqué la position de son
gouvernement lors d'une conversation téléphonique.