KAMPALA, 21 décembre (Xinhua) -- Le gouvernement
ougandais tentera de faire juger les leaders de l'Armée de résistance du
seigneur (LRA, rebelle) par un tribunal spécial ougandais, au lieu de
les remettre au Tribunal pénal international (TPI).
Le ministre d'Etat pour la défense Ruth Nankabirwa a
affirmé à Xinhua que les leaders des reblles, s'ils sont capturés, ne
seraient envoyés au TPI qui les accusent d'atrocités commises dans le
norde l'Ouganda.
Joseph Kony, chef de la LRA, ainsi que trois autres
leaders du mouvement rebelle sont face à chefs d'accusation incluant les
meutres, les viols, le recrutement forcé d'enfants-soldats et les
enlèvements.
"Si Kony est capturé dans l'offensive militaire
conjointe en cours à Garamba, en RDCongo, nous n'allons pas le remettre au
TPI. Nous le ferons juger à Kampala par la cour spéciale pour les
crimes de guerre et les crimes contre l'humanité, qui vient
d'être créée", a déclaré Mme Nankabirwa .
Sur la demande posée en 2003 par le gouvernement
ougandais, le TPI a lancé le mandat d'arrêt contre les leaders de la
LRA.
"Nous nous sommes adressés au TPI car Kony n'était
pas dans notre territoire", a expliqué la ministre d'Etat
oguandaise.
Dimanche dernier, les troupes de l'Ouganda, de la
République démocratique du Congo (RDC) et du Sud-Soudan ont lancé une
offensive sur le lieu de refuge de la LRA dans les forêts de la
Garamba, dans le nord de la RDC.
Le gouvernement ougandais a indiqué que cette
opération avait pour but de pousser la LRA à signer l'accord de
paix.
"Nos troupes sur le terrain pourchasse Kony. Nous
n'allons pas arrêter l'opération avant que Kony ne signe l'accord de
paix", a déclaré Mme Nankabirwa.
Bien que les négociateurs du gouvernement et de la
LRA ait mis au point un projet d'accord de paix, suite à de longs
pourparlers commencés en 2006, Kony a refusé à trois reprises de se
présenter pour le signer. Le dernier rendez-vous était fixé au 1er
décembre.