Accueil Chine Monde Afrique Economie Culture/Edu Science/Tech Santé Société Environnement Tourisme Sports
-
Ouganda : les leaders de la LRA ne seront pas jugés par un tribunal international
-
Ouganda : nouveaux points de rassemblement pour les rebelles qui se rendent (PAPIER GENERAL)
-
Ouverture au Maroc du 2ème Congrès des universités arabes
-
Des Nigériens appellent à prolonger le mandat du président Tandja
-
La BOAD finance 500 projets au cours des 35 ans passés
Ouganda : les leaders de la LRA ne seront pas jugés par un tribunal international
  2008-12-22 08:34:44  

     KAMPALA, 21 décembre (Xinhua) -- Le gouvernement ougandais  tentera de faire juger les leaders de l'Armée de résistance du  seigneur (LRA, rebelle) par un tribunal spécial ougandais, au lieu de les remettre au Tribunal pénal international (TPI). 

     Le ministre d'Etat pour la défense Ruth Nankabirwa a affirmé à  Xinhua que les leaders des reblles, s'ils sont capturés, ne  seraient envoyés au TPI qui les accusent d'atrocités commises dans le norde l'Ouganda. 

     Joseph Kony, chef de la LRA, ainsi que trois autres leaders du  mouvement rebelle sont face à chefs d'accusation incluant les  meutres, les viols, le recrutement forcé d'enfants-soldats et les  enlèvements. 

     "Si Kony est capturé dans l'offensive militaire conjointe en  cours à Garamba, en RDCongo, nous n'allons pas le remettre au TPI. Nous le ferons juger à Kampala par la cour spéciale pour les  crimes de guerre et les crimes contre l'humanité, qui vient d'être créée", a déclaré Mme Nankabirwa . 

     Sur la demande posée en 2003 par le gouvernement ougandais, le  TPI a lancé le mandat d'arrêt contre les leaders de la LRA. 

     "Nous nous sommes adressés au TPI car Kony n'était pas dans  notre territoire", a expliqué la ministre d'Etat oguandaise. 

     Dimanche dernier, les troupes de l'Ouganda, de la République  démocratique du Congo (RDC) et du Sud-Soudan ont lancé une  offensive sur le lieu de refuge de la LRA dans les forêts de la  Garamba, dans le nord de la RDC. 

     Le gouvernement ougandais a indiqué que cette opération avait  pour but de pousser la LRA à signer l'accord de paix. 

     "Nos troupes sur le terrain pourchasse Kony. Nous n'allons pas  arrêter l'opération avant que Kony ne signe l'accord de paix", a  déclaré Mme Nankabirwa. 

     Bien que les négociateurs du gouvernement et de la LRA ait mis  au point un projet d'accord de paix, suite à de longs pourparlers  commencés en 2006, Kony a refusé à trois reprises de se présenter  pour le signer. Le dernier rendez-vous était fixé au 1er décembre.