ISLAMABAD, 17 décembre (Xinhua) -- Le ministre
pakistanais des Affaires étrangères, Shah Memood Qureshi, a déclaré
mercredi que le processus de paix entre le Pakistan et l'Inde, qui dure
depuis quatre années, a été interrompu après les attentats de Bombay le
mois dernier, demandant à l'Inde d'arrêter le jeu des accusations et
de fournir des preuves concrètes.
Les relations entre le Pakistan et l'Inde sont
devenues tendues après que la partie indienne eut accusé les groupes
militants basés au Pakistan d'être impliqués dans les attentats
terroristes du centre financier indien, qui a fait plus de 170
morts.
"Les incidents de Bombay ont porté un coup au
dialogue avec l'Inde", a affirmé M. Qureshi, cité par l'agence de presse
News Network International (NNI).
Lors d'une conférence de presse en présence du
ministre suédois des Affaires étrangère en visite à Islamabad, M. Qureshi
a déclaré espérer que le gouvernement indien ne s'engage pas dans
un jeu d'accusation, car montrer du doigt n'est dans l'intérêt de
personne.
M. Qureshi a indiqué que les deux pays devraient
dépasser ce défi pour combattre les problèmes liés à l'extrémisme et au
terrorisme.
Sous pression de l'Inde et des Etats-Unis, le
Pakistan a intensifié les opérations contre les groupes suspects et a
arrêté des dirigeants du Lashkar-e-Taiba (LeT) et du Jamaat-yd-Dawa
(Jud), tous deux accusés d'être à l'origine des attentats mortels de
Bombay.
Mais le Pakistan s'est plaint que l'Inde ignore son
obligation de partager les informations et les preuves concernant ces
attentats.
"Si l'Inde ne partagent pas les informations
concernant les attentats de Bombay, le Pakistan lancera une procédure pour
déclasser l'organisation interdite (JuD) au moment voulu", a
rapporté la NNI citant M. Qureshi.
La JuD a été interdite par les autorités
pakistanaises la semaine dernière, quand le Conseil de sécurité de l'ONU
l'a classée parmi les groupes terroristes.
Samedi dernier, le Pakistan avait déclaré que des
avions de combat indiens avaient violé à deux reprises son espace aérien,
provoquant des troubles dans les deux pays. Mais le président
pakistanais, Asif Ali Zardari, a indiqué par la suite que les avions
indiens avaient pénétré l'espace aérien pakistanais à cause d'une erreur
technique.