BEIJING, 16 décembre
(Xinhua) -- La coopération scientifique et technologique sino-française,
partie intégrante du partenariat de coopération stratégique global entre
les deux pays, s'est développée de manière efficace, sur la base des
principes de l'égalité et des avantages réciproques, sans cesser de
s'améliorer.
Yao Weike, directeur général adjoint du Département
de la coopération internationale du ministère chinois des Sciences et
Technologies, a fait cette remarque mardi après-midi lors d'un forum
célébrant le 30e anniversaire de l'Accord intergouvernemental de
coopération scientifique et technologique entre la Chine et la France à
Beijing.
Cet accord, signé le 21 janvier 1978 par les anciens
ministres des Affaires étrangères chinois et français Huang Hua et Louis
de Guiringaud, était le premier accord intergouvernemental signé
entre la Chine et les pays occidentaux en matière de coopération
scientifique et technologique, a indiqué Yao Weike.
Dans le cadre de cet accord, plusieurs comités
conjoints de coopération scientifique et technologique ont été créés grâce
aux efforts des deux gouvernements. Le Comité conjoint de coopération
scientifique et technologique sino-français a organisé un total
de douze réunions, et plus de 700 projets de coopération couvrant
les domaines agricole, biotechnologique, environnemental, chimique,
informatique et automobile, ont été achevés.
En outre, le programme sino-français de Recherches
Avancées (PRA), impliquant la recherche de techniques avancées en
biotechnologie, biomédecine, matériaux, environnement et
informatique, a été mis en place en 1991. Le laboratoire
franco-chinois d'informatique, d'automatique et de mathématiques
appliquées (LIAMA) a été créé en 1997, devenant ainsi la première
plate-forme de recherche scientifique à long terme entre la Chine et
la France, mais aussi entre la Chine et l'étranger.
Dans le secteur automobile, la Chine et la France
ont signé en 2007 un accord encourageant la recherche sur les moteurs
électriques, démontrant la détermination du gouvernement chinois
à résoudre les problèmes énergétiques. La mise en service de voitures
à moteur électrique à Beijing au cours des Jeux olympiques a contribué
davantage à l'amélioration de la qualité de l'air de la capitale
chinoise.
La coopération scientifique sino-française s'est
également manifestée par la création du Laboratoire franco-chinois de
physique des particules, du Laboratoire sino-français de biologie
des cellules embryonnaires des mammifères, et du Pôle sino-français
de génomique et des sciences du vivant.
Yao Weike a appelé à renforcer la coopération entre
les zones de hautes technologies chinoises et des groupes français, et
entre les instituts de recherche et les universités des deux pays, à
faire progresser le dialogue sur les méthodes scientifiques de
gestion et à partager les expériences en la matière.
Le conseiller pour la Science et la Technologie de
l'ambassade de France en Chine Yves Miaux, des officiels du ministère
chinois des Sciences et Technologies, ainsi que des représentants
d'entreprises françaises étaient aussi présents à ce forum.
Mardi soir, le ministre chinois des Sciences et
Technologies Wan Gang et l'ambassadeur français Hervé Ladsous ont
participé à une cérémonie de remise des prix, lors de laquelle
six Français ont été honorés pour leurs contributions à la
coopération scientifique et technologique sino-française.