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Xinhua/Reuters)
BRUXELLES, 11 décembre
(Xinhua) -- Les chefs de gouvernement des Vingt-Sept pays membres de
l'Union européenne (UE) se rencontrent en sommet à Bruxelles jeudi et
vendredi pour discuter du paquet énergie-climat visant les trois 20% et du
plan de relance de 200 milliards d'euros de l'UE.
L'ambitieux paquet énergie-climat fixe comme
objectif une réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre, 20%
d'économies d'énergie et un développement des énergies renouvelables
d'ici 2020. Les dirigeants de l'UE ont déjà abouti à un consensus sur les
grandes lignes et le reste de questions épineuses doivent être réglées
lors du sommet.
A l'approche du sommet, les revendications
nationales se sont multiplient sur le paquet. La chancelière allemande
Angela Merkel a mis en garde contre toute mesure qui "mettrait en danger
l'emploi ou les investissements en Allemagne". L'Italie a
souhaité que le paquet réponde à ses demandes pour protéger son industrie
manufacturière.
De son côté, la Grande-Bretagne a refusé l'idée d'un
fonds de solidarité pour aider les pays d'Europe de l'Est à se conformer
aux exigences du paquet. Et Varsovie continue de réclamer du temps et
de l'argent pour "verdir" ses très polluantes centrales électriques au
charbon.
Toutefois, quelques signaux encourageants ont été
enregistrés en même temps. L'UE a abouti mardi à un compromis sur un
projet de loi qui établit des objectifs nationaux obligatoires sur les
énergies renouvelables. Le compromis soutient également l'objectif de
réaliser au moins 10% d'énergie renouvelable dans la consommation du
secteur des transports d'ici à 2020.
Le président français Nicolas Sarkozy, dont le pays
assure la présidence de l'UE dans la seconde moitié de cette année, a tenu
du 6 au 8 décembre des consultations avec les dirigeants de neuf
pays d'Europe centrale et orientale, ainsi que la chancelière
allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique Gordon
Brown pour coordonner la position et dissiper les divergences sur le
paquet.
M. Sarkozy a déclaré que les dirigeants de l'UE se
rapprochaient déjà d'un accord et s'est dit convaincu qu'un
accord interviendrait lors du sommet. Pourtant, il a reconnu que "ce
sera un sommet très dur". Mais il a indiqué: "Nous allons continuer à
travailler jusqu'à la dernière minute" et pendant le sommet si
nécessaire.

(Photo: Xinhua/AFP)
Un autre sujet à discuter au sommet de l'UE est le
plan de relance de 200 milliards d'euros de l'UE. Environ 170 milliards
d'euros (1,2% du PIB de l'UE) seraient débloqués par les Etats
membres, le reste du plan serait financé par la Banque européenne
d'investissement et le budget de l'UE.
Ce plan de relance, sous la forme d'une "boîte à
outils" commune mobilisera les instruments communautaires (ressources de
la BEI et du budget communautaires) et permettera à chaque Etat
membre de l'UE de prendre les mesures nécessaires, en fonction de sa
situation macro-économique et financière spécifique.
Chaque Etat membre est invité à prendre des mesures
importantes favorables pour ses propres citoyens et pour le reste de l'UE.
Le plan de relance renforcera et accélérera les réformes déjà
engagées dans le cadre de la stratégie de Lisbonne pour la
croissance et l'emploi. Il prévoit un vaste éventail d'actions au
niveau national ainsi qu'au niveau de l'UE pour aider les ménages et
l'industrie et concentrer l'aide sur les plus vulnérables.
Le président de la Commission européenne José Manuel
Barroso a appelé mardi les dirigeants européens à "montrer un esprit de
compromis" pour parvenir à un accord sur la relance de l'économie et
le paquet énergie-climat lors de leur sommet à Bruxelles.
En plus du paquet climatique et du plan de relance,
les dirigents européens doivent également disucter du traité de
Lisbonne et de la politique européenne de sécurité et de
défense.