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Chine: ouverture d'une conférence importante sur l'économie
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La rencontre entre le président français Sarkozy et le dalaï lama interfère dans les affaires internes de la Chine
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La Chine exprime ses vives protestations contre la rencontre de Sarkozy avec le dalaï lama
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La Chine proteste contre la France suite à la rencontre entre le président français et le dalaï lama
La Chine exprime ses vives protestations contre la rencontre de Sarkozy avec le dalaï lama
  2008-12-08 13:18:27  

     BEIJING, 8 décembre (Xinhua) -- La Chine a fortement protesté  dimanche contre la rencontre du président français Nicolas Sarkozy avec le dalaï lama, soulignant que ce geste "a gravement miné les  intérêts clés de la Chine". 

     Le vice-ministre chinois des Affaires étrangères He Yafei a  convoqué l'ambassadeur de France en Chine Hervé Ladsous et exprimé la vive protestation de la partie chinoise auprès de la partie  française, selon le ministère chinois des Affaires étrangères.  

     Sarkozy, actuellement président en exercice de l'Union  européenne (UE), a persisté à rencontrer le dalaï lama samedi, au  mépris de la forte opposition du peuple chinois et des  avertissements répétés de la partie chinoise. "Cela a interféré de façon brutale dans les affaires internes de la Chine", a ajouté He Yafei. 

     "Cela a de plus sérieusement sapé les intérêts essentiels de  la Chine, gravement blessé les sentiments du peuple chinois et  saboté la base politique des relations entre la Chine et la France et la Chine et l'UE", a-t-il fait remarquer, ajoutant que "le  gouvernement chinois s'oppose fermement à cette action". 

     Sarkozy avait publiquement souligné son obligation dans le  cadre de la présidence tournante de l'UE de rencontrer le dalaï  lama et un drapeau européen était sur le lieu de la rencontre. 

     "Tout cela a montré que la partie francaise imposait sa  mauvaise conduite à l'UE, établissant un très mauvais précédent." 

     Cette action a endommagé la confiance politique mutuelle  durement gagnée, la coopération globale et les perspectives  favorables créés depuis l'établissement des relations entre la  Chine et la France il y a 45 ans, a-t-il dit, ajoutant que la  partie francaise devait porter la responsabilité de toutes les  conséquences graves. 

     "Nous demandons instamment à la partie française de considérer  prioritairement les relations bilatérales et les intérêts des  peuples des deux pays, à attacher véritablement de l'importance à  la position solennelle et juste et aux préoccupations raisonnables de la Chine, à comprendre pleinement les dommages générés par la  rencontre entre le président Sarkozy et le dalaï lama sur les  relations bilatérales, ainsi que les relations sino-européennes,  et à prendre des actions concrètes pour corriger les erreurs sur  les questions relatives au Tibet," a-t-il dit.  

     De son côté, Liu Jianchao, porte-parole du ministère chinois  des Affaires étrangères, a reproché dimanche à Nicolas Sarkozy sa  rencontre avec le dalaï lama. 

     La Chine a averti à plusieurs reprises la France des  conséquences éventuelles de cette rencontre, en demandant à la  France de traiter de façon appropriée le problème du Tibet et de  créer le climat et les conditions à un développement normal des  relations sino-françaises et entre la Chine et l'UE, selon M. Liu. 

     "Regrettablement, le dirigeant français a obstinément suivi sa  propre voie concernant la question majeure relative aux intérêts  essentiels de la Chine et causé des dommages sévères aux relations bilatérales", a-t-il indiqué. 

     "La Chine ne veut pas voir une telle situation et croit que la  majorité de ceux qui oeuvrent pour l'amitié sino-française et  entre la Chine et l'UE ne veulent pas voir cela non plus. La  partie française doit en assumer la pleine responsabilité," a-t-il fait remarquer. 

     Sarkozy a eu samedi une rencontre d'une demi-heure avec le dalaï lama à Gdansk, en Pologne. 

     La Chine n'a pas d'autre choix que de réagir, a annoncé Liu  Jianchao dans une déclaration le 28 novembre. 

     La décision du gouvernement chinois de reporter le sommet a reçu un soutien énorme de la part des internautes chinois. 

     Les protestations en ligne sont les plus récentes d'une série  d'activités visant la France. 

     La rupture du relais de la flamme olympique à Paris en avril  dernier avait suscité en Chine un boycottage des produits et  entreprises français, dont Carrefour, qui avait nié les rumeurs  comme quoi il aurait soutenu le dalaï lama. 

     Une autre enquête en ligne ayant interrogé plus de 170 000  personnes en juillet a montré que plus de 89% ne souhaitait pas  la présence de Nicolas Sarkozy à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques. Le président français avait annoncé plus tôt que sa  participation à la cérémonie d'ouverture dépendrait des progrès  enregistrés dans les pourparlers entre le gouvernement chinois et  les représentants personnels du dalaï lama.