(COMMENTAIRE)
BEIJING, 6 décembre (Xinhua) --
Malgré les persuasions de la Chine, le président français Nicolas Sarkozy
a insisté pour rencontrer samedi le dalaï lama, qui effectue une tournée
en Europe.
Ce développement est en effet un acte malavisé qui
porte atteinte non seulement au sentiment du peuple chinois, mais
nuisent également aux relations sino-françaises.
Le dalaï lama se livre depuis longtemps aux
activités visant à diviser la Chine. Le gouvernement et le peuple chinois
s'opposent fermement à toute activité de diviser la Chine, sous quelle
forme que ce soit. Ils sont également fermement opposés à tout contact
par des leaders étrangers avec le dalaï lama.
Le problème du Tibet fait partie de la souveraineté
et l'intégrité territoriale de la Chine et concerne les intérêts
essentiels de la Chine.
La partie française a pourtant fait fi de la grave
inquiétude de la Chine et de la situation générale des relations
sino- françaises, et adopté une approche opportuniste, légère et myope
dans le traitement du problème du Tibet.
Comme l'indique le journal britannique Financial
Times, Sarkozy veut maintenir le dialogue avec la Chine au niveau
économique et commercial, mais estime que cela ne peut pas l'empêcher de
se mêler dans le problàme du Tibet.
Au cours de sa visite en Chine en août dernier,
Sarkozy a déclaré que la France considère toujours la Chine comme un
important partenaire stratégique depuis l'époque du général Charles
de Gaulle. Il s'est dit aussi prêt à renforcer les relations entre les
deux pays.
Ce que fait la partie française actuellement rend
ces engagements peu convaincants.
A force de vision et de courage, le général de
Gaulle a ouvert la porte des relations amicales entre la France et la
Chine il y a 44 ans, faisant la France le premier des pays occidentaux à
établir des relations diplomatiques avec la République populaire de
Chine.
Le général de Gaulle a dit que sa décision était
basée sous l'influence des faits et de la raison.
Depuis plus de cinq decennies, les relations
sino-françaises se sont développées dans l'ensemble de manière saine. Elles
ont été toutefois marquées par des revers occasionnels à cause de la
tentative de la France de jouer la carte des droits de l'homme avec
la Chine et de sa vente d'armes à Taiwan, acte à l'encontre des intérêts
fondamentaux de la Chine.
Grâce aux efferts conjoints des deux parties, les
relations sino-françaises ont connu ces dernières années un développement
sain, avec la croissance des échanges et de la coopération dans tous
les domaines. Promouvoir le partenariat stratégique sino- français devient
une aspiration commune des deux peuples.
Dans le contexte de la multipolarité et la
globalisation économique, la Chine partage de larges intérêts communs avec
les pays de l'Union européenne, dont la France, et développer et
renforcer les relations entre la Chine et l'UE est dans l'intérêt
des deux parties ainsi que le monde entier.
L'UE et la Chine doivent coopérer plus étroitement
pour relever les défis globaux tels que la crise financière, la sécurité
alimentaire et énergétique et le changement climatique.
Malheureusement, l'acte imprudent de la France, qui
assume la présidence de l'UE, sur le problème du Tibet a non seulement
sapé les relations sino-françaises, mais a également entravé le
processus de dialogue, échanges et coopération entre la Chine et
l'UE.
Il est évident que la responsabilité pour cette
situation problématique des relations sino-françaises doit être portée par
la France.
Le gouvernement chinois a réafffirmé à plusieurs
reprises que la Chine tient à ses relations avec la france et veut oeuvrer
pour que les relations sino-françaises se développent de manière saine
et à long terme.
Sur la base des faits et de la raison, les dirigeant
français doivent faire peuve de sagesse politique prévoyante, honorer
leurs engagements et prendre des mesures efficaces en faveur du
développement des relations sino-françaises. Sinon, ils vont miner la
base de la coopération etnre les deux pays.