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La rencontre avec le dalaï lama, un acte malavisé de Sarkozy au détriment des relations sino-françasies
  2008-12-07 07:22:12  

    (COMMENTAIRE)

    BEIJING, 6 décembre (Xinhua) -- Malgré les persuasions de la  Chine, le président français Nicolas Sarkozy a insisté pour  rencontrer samedi le dalaï lama, qui effectue une tournée en  Europe. 

     Ce développement est en effet un acte malavisé qui porte  atteinte non seulement au sentiment du peuple chinois, mais  nuisent également aux relations sino-françaises. 

     Le dalaï lama se livre depuis longtemps aux activités visant à  diviser la Chine. Le gouvernement et le peuple chinois s'opposent  fermement à toute activité de diviser la Chine, sous quelle forme  que ce soit. Ils sont également fermement opposés à tout contact  par des leaders étrangers avec le dalaï lama. 

     Le problème du Tibet fait partie de la souveraineté et  l'intégrité territoriale de la Chine et concerne les intérêts  essentiels de la Chine. 

     La partie française a pourtant fait fi de la grave inquiétude  de la Chine et de la situation générale des relations sino- françaises, et adopté une approche opportuniste, légère et myope  dans le traitement du problème du Tibet. 

     Comme l'indique le journal britannique Financial Times, Sarkozy veut maintenir le dialogue avec la Chine au niveau économique et  commercial, mais estime que cela ne peut pas l'empêcher de se  mêler dans le problàme du Tibet. 

     Au cours de sa visite en Chine en août dernier, Sarkozy a  déclaré que la France considère toujours la Chine comme un  important partenaire stratégique depuis l'époque du général  Charles de Gaulle. Il s'est dit aussi prêt à renforcer les  relations entre les deux pays.  

     Ce que fait la partie française actuellement rend ces  engagements peu convaincants. 

     A force de vision et de courage, le général de Gaulle a ouvert  la porte des relations amicales entre la France et la Chine il y a 44 ans, faisant la France le premier des pays occidentaux à  établir des relations diplomatiques avec la République populaire  de Chine. 

     Le général de Gaulle a dit que sa décision était basée sous  l'influence des faits et de la raison.  

     Depuis plus de cinq decennies, les relations sino-françaises se sont développées dans l'ensemble de manière saine. Elles ont été  toutefois marquées par des revers occasionnels à cause de la  tentative de la France de jouer la carte des droits de l'homme  avec la Chine et de sa vente d'armes à Taiwan, acte à l'encontre  des intérêts fondamentaux de la Chine.  

     Grâce aux efferts conjoints des deux parties, les relations  sino-françaises ont connu ces dernières années un développement  sain, avec la croissance des échanges et de la coopération dans  tous les domaines. Promouvoir le partenariat stratégique sino- français devient une aspiration commune des deux peuples. 

     Dans le contexte de la multipolarité et la globalisation  économique, la Chine partage de larges intérêts communs avec les  pays de l'Union européenne, dont la France, et développer et  renforcer les relations entre la Chine et l'UE est dans l'intérêt  des deux parties ainsi que le monde entier. 

     L'UE et la Chine doivent coopérer plus étroitement pour relever les défis globaux tels que la crise financière, la sécurité  alimentaire et énergétique et le changement climatique. 

     Malheureusement, l'acte imprudent de la France, qui assume la  présidence de l'UE, sur le problème du Tibet a non seulement sapé  les relations sino-françaises, mais a également entravé le  processus de dialogue, échanges et coopération entre la Chine et  l'UE. 

     Il est évident que la responsabilité pour cette situation  problématique des relations sino-françaises doit être portée par  la France.  

     Le gouvernement chinois a réafffirmé à plusieurs reprises que  la Chine tient à ses relations avec la france et veut oeuvrer pour que les relations sino-françaises se développent de manière saine  et à long terme. 

     Sur la base des faits et de la raison, les dirigeant français  doivent faire peuve de sagesse politique prévoyante, honorer leurs engagements et prendre des mesures efficaces en faveur du  développement des relations sino-françaises. Sinon, ils vont miner la base de la coopération etnre les deux pays.