HELSINKI, 5 décembre (Xinhua) -- Les Etats-Unis ont
donné vendredi une réponse froide à la proposition russe d'un nouvel
accord sur la sécurité pour l'Europe, déclarant qu'il n'est pas
utile d'avoir une nouvelle organisation pour remplacer l'Europe.
En juin dernier, le président russe, Dmitry
Medvedev, avait qualifié l'OTAN de relique de la Guerre froide, proposant
de nouveaux arrangement sécuritaires européens, notamment un nouveau
traité sur la sécurité européenne.
Les institutions chargée de la sécurité européenne
comme l'OTAN, l'Union européenne et l'OSCE "fonctionnent bien", et nul
n'est besoin de les changer, a revendiqué le secrétaire d'Etat
adjoint américain, Daniel Fried, lors d'une conférence de presse en
marge de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'OSCE.
M. Fried a déclaré que l'élargissement de l'OTAN et
de l'UE est très utile à l'Europe centrale et de l'Est, ce qui est une
" bonne chose "pour la Russie.
"Personne ne menace la Russie, nous voulons un
partenariat avec la Russie", a indiqué M. Fried.
La Russie accuse les Etats-Unis d'utiliser l'
expansion de l'OTAN pour empiéter sur son territoire, pour encercler la
Russie avec des armes et pour dessiner des nouvelles lignes de division
en Europe. En novembre 2007, la Russie a suspendu l'application
du Traité sur les forces armées conventionnelles en Europe (CFE).
Le président français Nicolas Sarkozy, dont le pays
assume la présidence tournante de l'Union européenne, a accepté de
discuter la proposition russe au sein de l'OSCE.
Jeudi, lors de la réunion de l'OSCE, le ministre
russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, a présenté la proposition de
la Russie pour de nouveaux accords de sécurité et les ministres ont
discuté de la question pendant le déjeuner.
"C'était une discussion intéressante", a expliqué M.
Fried, mais il a rejeté l'idée d'organiser un sommet sur la proposition
dans un avenir proche.
Cependant, il a révélé que les Etats-Unis
continueront les discussions concernant la proposition russe.
Plus tôt jeudi, le secrétaire d'Etat assistant
adjoint, Matthew Bryza, avait directement rejeté la proposition
russe.
"Nous n'avons pas besoin d'une
nouvelle architecture", a déclaré M. Bryza à une conférence de presse en marge
de la réunion de l'OSCE.