LOME, 4 décembre (Xinhua) -- Dans le cadre des
activités conjointes de lutte pour la survie et le développement de
l'enfant, le gouvernement togolais lance deux campagnes pour l'intérêt des
enfants, en collaboration avec les partenaires au développement tels
que l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Fonds des Nations Unies
pour l'enfance (UNICEF), le Fonds mondial et la Croix-Rouge
canadienne.
Le Premier ministre togolais Gilbert Houngbodeux
présidera, samedi à Vogan dans la Région Maritime, le coup d'envoi des
deux campagnes nationales, respectivement intitulées "Campagne de
communication pour la survie et le développement de l'enfant" et
" Campagne nationale intégrée d'administration de vitamine A,
d'Albendazole et de distribution de moustiquaires imprégnées
d'insecticide aux enfants de 0-59 mois.
Le lancement de ces deux campagnes intervient à
l'heure où les indicateurs liés à la survie et au développement de
l'enfant traduisent une forte nécessité pour le Togo de redoubler
d'efforts en vue d'atteindre le quatrième Objectif du Millénaire pour le
Développement (OMD), à savoir: la réduction de la mortalité
infantile de 60% d'ici 2015.
La campagne pour la survie et le développement de
l'enfant initié par le gouvernement en partenariat avec l'UNICEF, vise
essentiellement l'adoption par les populations de pratiques qui
permettraient de réduire de 15% les décès d'enfants dûs aux maladies
de l'enfance d'ici 2012. (Anani/Li)
Selon le réseau de communication et d'information
MEDIA-TOGO qui cite des sources médicales fiables, dont l'OMS, 108 enfants
sur 1.000 meurent dans le pays avant leur cinquième anniversaire.
Ces décès sont dûs essentiellement à des maladies
évitables telles que la malnutrition, les maladies diarrhéiques et le
paludisme.
97 enfants togolais sur 100 ne bénéficient pas d'une
alimentation répondant aux critères nutritionnels adéquats pour une
bonne croissance et un développement mental normal.
Pendant les six premiers mois de leur vie, seuls 35
enfants sur 100 au Togo sont nourris exclusivement au sein.
En 2006, sur 10 enfants ayant fait la diarrhée,
seuls 2 ont reçu un ou plusieurs traitements recommandés à domicile.
Malgré les efforts pour la disponibilité et
l'utilisation de moustiquaires imprégnées d'insecticide dans les ménages,
pour la prévention du paludisme, il est noté que seuls 4 enfants togolais
sur 10 seulement dorment sous une MII (moustiquaire imprégnée
d'insecticide).
Selon une enquête sur la morbidité palustre
réalisée au Togo en 2004, 84,4% des enfants de moins de cinq ans étaient anémiés.
Le taux de carence en vitamine A chez les enfants de zéro à six ans
est estimé à 35%.