WASHINGTON, 4 décembre (Xinhua) -- La Banque
mondiale (BM) a lancé mercredi la seconde phase de son plus important
programme contre la malaria, pour aider les pays africains à lutter contre
cette maladie.
Basé sur ses anciens succès, la BM a annoncé son
engagement de 1,1 milliard de dollars (mds usd) pour développer ses
programmes visant à lutter contre la malaria dans le continent.
Le nouvel engagement financier pourrait aider les
pays africains dans les trois ans à venir à étendre leurs programmes
sur la prévention et le traitement de la malaria et à réduire
fortement le nombre des morts relatives à la malaria et les maladies
qui affligent leurs communautés chaque année, a indiqué Robert B.
Zoellick, président de la BM.
"Les pauvres sont en proie au paludisme et restent
toujours pauvres à cause du paludisme. La pauvreté empêche les gens
d'acheter les moustiquaires imprégnées et les médicaments",
a-t-il expliqué. "Lorsque les gens sont frappés par la maladie, les
parents travaillent moins, les enfants manquent l'école, et le
paludisme plonge des familles dans la dette de laquelle elles ne
peuvent pas sortir".
La seconde phase du programme anti-paludisme de la
BM portera notamment sur la distribution de moustiquaires imprégnées, la
fourniture de traitement aux pauvres ruraux et l'amélioration des
systèmes de santé en République démocratique du Congo et au Nigeria,
qui représentent 30 à 40% de tous les cas de morts du paludisme dans le
monde entier.
La première phase du programme, qui a engagé 470,2
millions de dollars au total, a été lancée dans 19 pays, couvrant 258
millions de personnes.
Le dernier rapport sur la malaria de l'Organisation
mondiale de la Santé publié en septembre 2008 a révélé 327 millions de cas
de paludisme en 2006, dont environ un million a été mortel.
Pour la majorité ces morts sont des enfants en
Afrique sub-saharienne, faisant du paludisme la maladie la plus meurtière
des jeunes citoyens de l'Afrique.
Le paludisme coûte à l'Afrique 12 mds usd
chaque année.