COLOMBO, 3 décembre (Xinhua) -- Le gouvernement sri
lankais a déclaré mercredi qu' il n'est pas prêt à changer les lois du
pays à la demande de la communauté internationale.
"Le gouvernement n'approuve pas la proposition ayant
pour but de changer notre Constitution", a déclaré le Premier ministre
Ratnasiri Wickramanayake au parlement.
Il répondait à une déclaration du principal leader
de l'opposition, Ranil Wickremesinghe, pour qui le pays devrait
faire les changements législatifs nécessaires pour appliquer 27
conventions internationales afin de remporter les concessions
commerciales de l'Union européenne pour les exportations du Sri
Lanka.
Les commentaires du Premier ministre interviennent
le lendemain de l'obtention par le Sri Lanka d'une grâce temporaire
au niveau des concessions commerciales de l'UE.
Les concessions devaient cesser en février prochain,
car le Sri Lanka ne veut pas qu'il fasse l'objet d'une enquête de l'UE
en vue de se qualifier pour les concessions commerciales de l'UE.
L'UE a annoncé que les concessions continueront
jusqu'à la conclusion de l'enquête sur les droits.
Le Sri Lanka jouit de tarifs de douane plus bas sous
le Système généralisé des préfé rences plus de l'UE (GSP+) pour une
gamme de produits, notamment le textile, qui est la principale
source en devises étrangères du pays.
L'UE souhaite que le Sri Lanka applique entièrement
les 27 conventions internationales sur les droits civils et politiques,
dont certains nécessitent une nouvelle législation pour être
complètement efficace dans le pays.
"Nous ne pouvons pas changer nos lois pour faire
plaisir à la communauté internationale. Ce serait une trahison de notre
souveraineté", a déclaré M. Wickremesinghe au parlement.
La candidature du Sri Lanka soumise le
10 octobre pour les concessions pour trois années supplémentaires à partir
de janvier 2009 a fait l'objet d'une enquête sur les droits par l'UE.