BAGDAD, 3 décembre (Xinhua) -- Le Premier ministre
irakien Nouri al-Maliki a refusé mercredi de dissoudre les conseils
tribaux de soutien qui ont provoqué la tension parmi les plus hauts
responsables du pays.
M. Maliki a fait savoir cette décision dans une
lettre adressée au président irakien Jalal Talibani, expliquant qu'"il
n'y a pas de justification pratique ni légale à la dissolution
des conseils de soutien alors qu'ils ont réussi à établir la sécurité
et la stabilité et qu'ils ont pris part aux efforts de
réconciliation nationale en Irak".
"Le soutien des conseils n'est rien d'autre qu'un
regroupement tribal ouvert à tous les membres tribaux qui veulent soutenir
les forces de sécurité", a rétorqué M. Maliki dans une lettre
disponible sur le site internet de ses services.
"Nous n'avons distribué aucun fusil, ni pistolet, ni
même une balle aux conseils de soutien, par conséquent, il nous a paru
étrange que vous (Talabani) les décriviez comme des milices", a-t- il
critiqué.
M. Maliki a également affirmé que les forces de
sécurité n'auraient pas pu réussir à imposer les règlements légitimes sans
l'appui des conseils.
Les dirigeants kurdes s'opposent à la formation des
conseils tribaux dans les régions arabo-kurdes hors de la région autonome,
accusant Bagdad de chercher à contrôler les régions en conflit
qu'ils espèrent annexer à leur région kurde.
A la fin du mois de novembre,
le conseil présidentiel, qui comprend le président Talabani, un
vice-président chiite Abdel Abdul Mahdi et un vice-président sunnite Tariq
al-Hashimi, avait demandé à M. Maliki de dissoudre les conseils
de soutien, estimant qu'ils sont "inconstitutionnels."