DAMAS, 3 décembre (Xinhua) -- Le leader chrétien
libanais Michel Aoun a affirmé mercredi sa détermination d'établir "les
meilleures relations" avec le Syrie, a rapporté l'agence de
presse officielle SANA.
M. Aoun, à la tête du Courant patriotique libre
(CPL) au sein du bloc d'opposition libanais, a confié aux journalistes à
l'issue des négociations avec le président syrien, Bashar al-Assad, qu'il
espérait un avenir brillant entre les deux pays.
"Nous voulons construire l'avenir, non s'attarder
sur le passé", a souligné M. Aoun, affirmant que ses discussions avec M.
Assad étaient "franches et claires".
"Il y a de la bonne volonté et une conscience des
problèmes régionaux, et avec la bonne volonté et la conscience, nous
pouvons résoudre les problèmes et nous diriger vers une nouvelle
direction qui respecte les intérêts des deux pays", a indiqué M.
Aoun.
"La Syrie soutient les élections libanaises et
n'intervient pas dans les élections", a-t-il souligné.
M. Aoun est arrivé dans la capitale syrienne plus
tôt dans la journée, et a déclaré dès son arrivée qu'il souhaitait que
cette visite puisse déclencher une phase brillante dans les relations
bilatérales entre les deux voisins.
Le voyage de M. Aoun a été qualifié par l'opposition
libanaise de "visite historique", mais a été vivement critiqué par les
dirigeants pro-gouvernementaux.
Cette visite intervient après une longue histoire
d'animosité et de guerres entre les deux parties, alors que M. Aoun
dirigeait le gouvernement intérimaire de 1988 à 1990.
Après une "guerre de libération" avortée contre la
Syrie, il a été évincé du palais présidentiel par une opération militaire
syrienne en novembre 1990, et a été obligé de s'exiler en France
pendant 15 ans.
Il est rentré au Liban en 2005 après le
retrait de l'armée syrienne du Liban après 29 années de présence
militaire.