BUCAREST, 26 novembre (Xinhua) -- Le gouvernement
roumain a approuvé mercredi la Stratégie nationale visant l'adhésion à
l'espace Schengen, le délai pour réaliser cet objectif étant mars
2011.
La Stratégie nationale visant l'adhésion à l'espace
Schengen pour la période 2008-2011 comporte les directions d'action que
les autorités et les institutions à responsabilités dans le domaine
suivront en vue de l'adhésion à l'espace Schengen selon le
calendrier envisagé.
La Stratégie établit les objectifs stratégiques et
les objectifs spécifiques envisagés, les ressources financières, les
implications juridiques, les procédures de monitorage et évaluation,
les risques identifiés, ainsi que les conséquences de l'adhésion à
l'espace Schengen.
Selon la Stratégie, l'implantation des mesures
techniques, administratives et législatives nécessaires à l'application en
totalité de l'acquis Schengen se réalisera jusqu'à la fin de 2010.
Après l'acquisition de la qualité de membre à part
entière de l'UE au 1er janvier 2007, la Roumanie est entrée dans une
nouvelle étape, qui suppose la préparation et l'adoption des mesures
nécessaires à l'élimination des contrôles aux frontières internes, en
vue de l'adhésion ultérieure à l'espace Schengen.
La Roumanie s'est préparée systématiquement pour
être admise dans l'espace Schengen parallèlement au déroulement des
activités qui ont visé l'intégration à l'UE. Les actions dans ce domaine
ont suivi le cours établi par le Plan d'action Schengen.
Le Plan d'action Schengen est un document qui
établit les critères préliminaires à l'admission dans l'espace Schengen,
afin d'identifier et accorder la priorité aux actions à être adoptées
pour l'accomplissement des conditions préliminaires nécessaires à
l'implantation totale de l'acquis Schengen.
Le statut de membre Schengen suppose l'élimination
des contrôles aux frontières intérieures communes aux Etats parties
de cet espace et la création d'un espace de liberté, sécurité et
justice par l'introduction de mesures en compensation.
L'obtention de ce statut exige l'accomplissement
au préalable de standards relatifs aux frontières, à la
coopération policière, aux visas, à la protection des données personnelles et à
la réalisation du Système d'information national Schengen.