BELGRADE, 26 novembre (Xinhua) -- La Serbie sera
affectée de manière indirecte par la crise financière mondiale, mais les
perspectives ne sont pas toutes sombres, a déclaré un officiel de la
Banque mondiale (BM).
Le directeur en Serbie de la BM, Simon Gray, a
signalé dans un commentaire récemment publié les effets indirects de la
récession mondiale sur l'actuel déficit important de la Serbie, accompagné
des dettes onéreuses et des investissements étrangers plus
prudents.
"La demande domestique est élevée, entraînant un
déficit du compte courant (CAD) de presque 18% du Produit intérieur brut
(PIB) ", a expliqué M. Gray, chef du bureau de la BM en Serbie, notant
que "ceci était dans le passé largement financé par les emprunts
transfrontaliers et les flux des investissements étrangers".
Il a ajouté que les exportations serbes, "notamment
de marchandises, seront plus difficiles sur les marchés
internationaux déprimés".
"Si la Serbie maintient une croissance de 3 à 4 %,
et la croissance provient majoritairement des investissements dans les
domaines des activités compétitives (y compris les
infrastructures) et non des niveaux élevés de la consommation nationale,
l'économie pourrait alors surmonter la crise mondiale", a-t-il
indiqué.
Il y a deux semaines, la Serbie a signé un accord
avec le Fonds monétaire international (FMI) d'une valeur de 520 millions
de dollars américains comme mesure de précaution contre la crise
financière mondiale.
Pour obtenir le soutien du FMI, la Serbie doit
réduire son déficit budgétaire, qui était de 2,7% du PIB cette année,
jusqu'à 1,5% du PIB en 2009.