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La question des moyens pour juger l'ancien président tchadien Hissène Habré "ne se pose plus", selon une députée
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La question des moyens pour juger l'ancien président tchadien Hissène Habré "ne se pose plus", selon une députée
  2008-11-26 19:09:54  

    DAKAR, 26 novembre (Xinhua) -- La députée du Mouvement  Tekki (opposition sénégalaise), Me Ndèye Fatou Touré, a soutenu  mardi à Dakar que la question des moyens financiers pour juger  l'ancien président tchadien Hissène Habré réfugié au Sénégal "ne  se pose plus", a-t-on appris de source officielle. 

     "Il est temps le Sénégal respecte l'engagement qu'il a pris  devant l'Union africaine en acceptant le mandat qui lui a été  donné ", a déclaré la parlementaire lors d'une Conférence du  Comité international pour le jugement équitable de Hissène Habré,  axée sur le thème : "Hissène Habré face à la Justice : un défis  historique pour l'Afrique", tenue à la Maison de la Culture Douta  Seck, rapporte l'Agence de presse sénégalaise. 

     "La question des moyens ne se pose plus. Les bailleurs sont là, ils sont prêts, ils ont budgétisé le procès. Des aménagements  constitutionnels et législatifs ont été pris. Il est temps que le  Sénégal respecte l'engagement qu'il a pris devant l'Union  africaine en acceptant le mandat qui lui a été donné", a-t-elle  notamment indiqué. 

     Selon un document remis à la presse, Hissène Habré a été  inculpé une première fois au Sénégal en 2000, avant que les  juridictions de ce pays ne se déclarent incompétentes en la  matière. Par la suite, le Sénégal a rejeté la demande  d'extradition à l'encontre de Habré émise par la Belgique. 

     En juillet 2006, l'Union Africaine a demandé au Sénégal de  faire juger au nom de l'Afrique Hissène Habré. Et de février à  juillet 2008, le Sénégal a engagé une série de réformes  législatives et un amendement constitutionnel qui ont levé les  derniers obstacles au procès. 

     "Nous sommes préoccupés des risques d'enlisement du procès  Habré.Nous sommes inquiets des déclarations récentes du chef de  l'Etat sénégalais qui prennent le contre-pied des propos du  ministre de la justice Me Madiké Niang sur le travail de réforme  des textes", a déclaré le Président de la Rencontre africaine des  droits de l'homme (RADDHO), Alioune Tine.  

     Hissène Habré, qui vit à Dakar depuis 17 ans, avait été arrêté il y a trois ans.