BAGDAD, 25 novembre (Xinhua) -- Le principal bloc
sunnite irakien a demandé mardi un referendum sur l'accord de sécurité
avec les Etats-Unis.
Abdelkareem al-Samarraie, un législateur du Front de
l'Alliance irakienne (IAF), a averti que son bloc ne participera pas
mercredi à la session de vote au parlement si leurs exigences ne sont pas
satisfaites.
Entre temps, le vice-président Tariq al-Hashemi,
également chef du parti islamique, le plus grand membre du front IAF, a
aussi publié une déclaration appelant à un referendum sur le pacte.
Il a souligné que c'est la seule façon de protéger
l'intérêt national irakien.
Le parlement devrait décider mercredi s'il faut
accepter ou rejeter l'accord, qui accordera trois années supplémentaires à
la présence militaire américaine.
Le Premier ministre Nuri al-Maliki a obtenu le
soutien de l'union du parti chiite et du groupe kurde, qui ont un nombre
combiné de 136 membres sur les 275 sièges que compte le parlement. La
situation rend très probable un passage par une majorité simple malgré
l'opposition du Front sunnite, qui a 44 sièges.
Toutefois, le vénéré chef réligieux chiite, le Grand
Ayatollah Ali al-Sistani, a déclaré vouloir un large soutien du pacte.
Le chef réligieux anti-américain Moqtada al-Sadr
s'est toujours opposé à tout prolongement de la présence des troupes
étrangères. Ses partisans ont organisé de grandes manifestations contre
l'accord. Le cessez-le-feu de la milice de Moqtada Sadr est
considéré comme élément clé dans le transformation radicale de la
sécurité en Irak.
Les responsables du gouvernement irakien a
mis la pression pour que le document soit approuvé ces derniers jours,
mettant en garde contre un rejet qui conduirait à un retrait prématuré
des troupes américaines et mettrait à risque, par conséquent, la
sécurité ainsi que l'économie du pays.