BEIJING, 25 novembre (Xinhua) -- Plus de la moitié
des prostituées de Beijing refusent toujours d'utiliser le
préservatif malgré l'augmentation du risque de transmission du VIH et du
SIDA par voie sexuelle, a déclaré un rapport publié mardi.
La transmission sexuelle a remplacé l'utilisation de
drogue intraveineuse et devient pour la première fois le mode de
transmission le plus courant dans la capitale chinoise, représentant
54,6% des cas de transmission du VIH, a indiqué Fang Laiying, directeur du
Bureau municipal de la santé publique.
Seuls 46,5% des 90 000 travailleurs du sexe de la
ville utilisent des préservatifs, a dit Fang, citant un rapport
d'évaluation à moyen terme sur la prévention et le contrôle du
SIDA.
Le taux de transmission du VIH parmi les
travailleurs du sexe reste inconnu, Beijing n'ayant jusqu'à présent pas de
programme de dépistage qui leur soit destiné.
Selon Fang, des préservatifs gratuits ont été
distribués dans 22 000 lieux de Beijing, incluant des hôtels et des sites
touristiques. Presque 3 000 distributeurs automatiques de
préservatifs ont été installés dans des lieux de divertissement.
Fang a promis que de tels distributeurs seraient
également installés avant la fin de l'année près des chantiers comptant
plus de 500 travailleurs. Certains de ces chantiers possèdent déjà
leur propre distributeur, mais le nombre exact n'a pas été précisé.
Le 1er novembre, Beijing avait enregistré 5 635 cas
de VIH et de SIDA depuis le premier cas enregistré en 1985. Parmi eux, 21%
sont des habitants de Beijing, 75,1% sont originaires d'autres
régions et 3,9% sont étrangers.
En septembre, le ministère chinois de la Santé
publique a annoncé que la transmission sexuelle avait dépassé
l'utilisation de drogue intraveineuse et était devenue la principale cause
de la propagation du VIH/SIDA à travers la Chine. Un rapport du
ministère a attribué le phénomène à un taux d'utilisation du
préservatif relativement faible.
Fin 2007, la Chine compte environ 700
000 séropositifs. Environ 85 000 d'entre eux sont en phase SIDA, selon
un rapport du l'UNAIDS (United Nations Joint Programme on HIV/AIDS) publié
en septembre.