BEIJING, 21 novembre (Xinhua) -- L'agence Xinhua
(Chine Nouvelle) a publié vendredi un article signé "Yiduo" sur le
"Mémorandum sur une autonomie véritable du peuple tibétain"
provenant du dalaï lama et de ses partisans.
Le "Mémorandum" a été présenté au gouvernement
central par des représentants personnels du dalaï lama lors de leurs
pourparlers avec le gouvernement central à Beijing il y a des
semaines.
Selon l'article, ce "Mémorandum" est décrit par le
côté du dalaï lama comme "conforme à la Constitution et aux lois
chinoises," mais il est rempli de contradictions avec la
Constitution et les lois.
En prétendant "l'autonomie véritable" au nom de la
Constitution, la partie du dalaï lama cherche, par ce "Mémorandum", à nier
le système d'autonomie régionale des ethnies minoritaires, qui est
une politique fondamentale de la Chine et un système politique
protégé par la Constitution dans le traitement des questions
ethniques.
Les divisions administratives du Tibet des autres
zones habitées par les Tibétains ont été formées depuis la dynastie des
Yuan (1271-1368), et l'ancien gouvernement local du Tibet n'a jamais
gouverné aucune zone tibétaine à l'extérieur du Tibet.
Le prétendu "grand Tibet", qui représente un quart
du territoire de la Chine, n'a pas de fondement historique,
réaliste, et légal, indique l'article.
La partie du dalaï lama tente de créer un scénario
de pure autonomie tibétaine tout en restreignant les échanges et les
liens entre les groupes ethniques différents, qui pourrait provoquer
des conflits et aboutir à la ségrégation.
L'article indique que le mémorandum n'a mentionné
rien sur la propriété de la souveraineté du Tibet et a complètement ignoré
le fait que le Tibet était et est une partie de la Chine.
"Cette question ne peut pas être ignorée, car elle
est fondamentale pour l'amélioration des rapports entre le dalaï lama
et le gouvernement central," dit l'article.
Le "Mémorandum", selon l'article, de son titre au
contenu, ne parle que du "grand Tibet" et de "l'autonomie de haut
niveau".
Son but est d'établir une entité politique
"semi-indépendante" ou "subrepticement indépendante", controlée par la
clique du dalaï lama sur un quart du territoire chinois, et une fois les
conditions réunies, ils chercheront à réaliser "l'indépendance
complète du Tibet", déclare l'article.
L'article a également réaffirmé l'attitude
du gouvernement central envers le dalaï lama, soulignant que la
porte resterait toujours ouverte pour permettre au dalaï lama de revenir à
une position patriotique, mais que la porte pour "l'indépendance
du Tibet", "la semi-indépendance" ou "l'indépendance déguisée"
n'a jamais été ouverte, et ne le serait jamais à l'avenir.