Accueil Chine Monde Afrique Economie Culture/Edu Science/Tech Santé Société Environnement Tourisme Sports
-
Le président mauritanien déchu "prêt au dialogue une fois le coup de force mis en échec"
-
L'ONU salue le déroulement pacifique des législatives en Guinée-Bissau
-
La CPI veut poursuivre des commandants rebelles du Darfour
-
L'ONU insiste sur la nécessité du renforcement de l'industrie africaine
-
La Conférence africaine sur la cybersécurité recommande une charte commune
Le président mauritanien déchu "prêt au dialogue une fois le coup de force mis en échec"
  2008-11-21 10:02:52  

     DAKAR, 20 novembre (Xinhua) -- Le président mauritanien  renversé le 6 août dernier par un conseil militaire, Sidi Mohamed  Ould Cheikh Abdallahi, a adressé jeudi un discours à la nation  mauritanienne dans lequel il a déclaré être "prêt au dialogue une  fois le coup d'Etat mis en échec". 

     Il a fait sa déclaration à partir de sa résidence surveillée à  Lemden, à 200 km de Nouakchott, par le biais d'une chaîne arabe Al Arabiya, basée à Duba. 

     "Une fois le coup d'Etat mis en échec, je serai ouvert au  dialogue et à la réflexion sur l'avenir du pays dans le cadre de  la Constitution et des lois de la République, dans un climat de  tolérance et de pardon, au service de cohésion nationale", a-t-il  affirmé. 

     Il a également accusé le président de la junte, le général  Mohamed Ould Abdel Aziz, d'avoir ignoré "l'honneur du service  militaire" et le "devoir d'obéissance". 

     Le président déchu a indiqué qu'il a besoin de l'aide de ses  concitoyens pour retrouver son pouvoir. 

     Ces propos traduisent la volonté du président renversé de ne  pas démissionner, comme certains le souhaitent, pour permettre une solution pacifique de la crise que connaît la Mauritanie depuis  plus de trois mois. 

     Ce discours intervient à quelques heures de l'expiration de  l'ultimatum fixé par l'UE à la junte pour rétablir l'ordre  institutionnel dans le pays. 

     Habillé en boubou traditionnel et visiblement fatigué, Sidi  Mohamed Ould Cheikh Abdallahi a essayé de défendre son bilan,  expliquant que les 15 mois de son règne ont vu le renforcement de  l'unité nationale par le retour des réfugiés, la lutte contre  l'esclavage et l'enracinement de la culture de la liberté et de la démocratie, rapporte l'Agence de presse africaine.