DAKAR, 20 novembre (Xinhua) -- La Mauritanie est
demeurée inébranlable jeudi, date de l'expiration de l'ultimatum fixée par
l'Union européenne (UE) pour sanctionner le pouvoir militaire du
général Aziz.
L'UE demande à la junte au pouvoir depuis le 6 aôut
dernier de libérer le président déchu Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallah,
de le rétablir dans ses fonctions et de remettre le pays sur les
rails constitutionnels.
Selon des observateurs à Nouakchott, le seul acte
enregistré jusqu'ici et allant dans le sens de la décrispation, concerne
la possibilité accordée au président renversé le 6 août dernier,
Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallah, de recevoir des visites, dans sa
résidence surveillée, dans son village, à quelque 200 kilomètres de
la capitale.
Des partisans de Sidi Ould Cheikh Abdallah estiment
de leur côté que "l'ultimatum n'a aucun effet pour juguler la crise
mauritanienne dont la solution ne pourra pas venir de l'extérieur".
Le député Sid'Ahmed Ould Ahmed, de la
majorité parlementaire, favorable à la nouvelle équipe dirigeante, a appelé
tous les protagonistes à s'asseoir autour de la table dans le cadre
des états généraux sur la démocratie, "pour discuter, écouter,
échanger et trouver une solution acceptable" à la situation.