NEW YORK (Nations Unies), 20 novembre (Xinhua) -- Le
Conseil de sécurité de l'ONU a décidé jeudi d'autoriser une "augmentation
temporaire" des effectifs de la Mission des Nations Unies en
République démocratique du Congo (MONUC) par l'envoi de 2.785
militaires et de 300 policiers.
Dans sa résolution 1843, adoptée à l'unanimité, le
Conseil autorise le déploiement immédiat de ces ressources
supplémentaires jusqu'au 31 décembre 2008, indique un communiqué de l'ONU.
Il ajoute qu'il entend reconduire cette autorisation
à l' occasion de la prorogation du mandat de la MONUC, et souligne que
la durée du séjour des forces supplémentaires dépendra des
conditions de sécurité dans les Kivus.
Le Conseil souligne que cette augmentation
temporaire des effectifs "vise à permettre à la MONUC de renforcer sa
capacité de protéger les civils, de reconfigurer sa structure et ses forces
et de les déployer au mieux" et ajoute qu'il importe que la MONUC s'
acquitte intégralement de son mandat, "y compris au moyen de règles
d'engagement vigoureuses".
A l'issue du vote, le représentant de l'Afrique du
Sud a affirmé que son pays appuyait cette résolution, pensant que la
situation à l'est de la RDC, notamment autour de la ville de Goma, se
dégradait rapidement et que la situation humanitaire devenait
catastrophique.
Il a estimé que l'accroissement du nombre de Casques
bleus envoyés dans le pays allait de pair avec le processus politique
indispensable.
Se réjouissant de la nomination de l'ancien
Président nigérian, M. Olusegun Obasanjo, comme envoyé spécial de l'ONU
pour la région des Grands Lacs, il a souligné que l'infrastructure pour un
processus politique de cet ordre figurait dans les Accords de Goma et
de Nairobi.
La décision du Conseil de sécurité sur le
renforcement de la MONUC a été prise sur la demande du secrétaire général
de l'ONU, Ban Ki-moon.
Dans une lettre adressée au Conseil de
sécurité, le secrétaire général rappelle que, suite à la reprise des
hostilités dans l'est de la RDC et notamment dans le Nord-Kivu,
son représentant spécial pour la RDC, Alan Doss, avait fourni au Conseil une
idée des moyens requis pour faire face à la situation.