BEIJING, 20 novembre (Xinhua) -- Beijing va doubler
ses investissements dans les travaux de rénovation des anciens
bâtiments du centre-ville l'année prochaine avec un budget entre 1,5
milliard de yuans (220,6 millions de dollars) et 2 milliards de
yuans.
Environ 20 000 familles dans les arrondissements de
Dongcheng, Xicheng, Chongwen et Xuanwu, bénéficieront de ce projet, qui se
concentrera sur les vieilles maisons en condition dangereuse, a
déclaré mercredi le vice-maire Chen Gang.
Selon le plan, un tiers de ces 20 000 familles
déménageront des districts du centre-ville l'année prochaine pour y
atténuer la pression démographique.
Les siheyuans ou maisons à cour carrée sont
courantes dans les hutongs (ruelles) de Beijing.
Leurs résidents se plaignent de fuites d'eau par la
toiture l'été, des risques d'incendie et des câbles électriques
dangereux. Ils doivent également partager les arrivées d'eau, l'électricité
et les toilettes avec leurs voisins, ce qui mène parfois à des
disputes.
Les autorités de la ville interdiront la
participation des promoteurs immobiliers dans le projet de restauration,
pour éviter la démolition et la reconstruction massives, et protéger les
droits des résidents, a indiqué Chen.
Le gouvernement prendra à sa charge les coûts de
rénovation des bâtiments publics et la moitié des coûts des bâtiments
privés, a-t-il ajouté.
Beijing a lancé un énorme projet de rénovation en
octobre de l'année dernière avec un investissement d'un milliard de yuans,
le plus gros du genre depuis la fondation de la République populaire
de Chine en 1949. Environ 10 576 familles dans 1 954 siheyuans dans
44 hutongs ont bénéficié du projet, qui a permis à chaque famille d'avoir
ses propres toilettes et arrivées d'eau.
Le gouvernement a dit qu'il avait pris soin d'éviter
d'endommager l'aspect traditionnel des hutongs afin de préserver
leurs significations historiques et culturelles.
Beijing compte encore environ deux millions
de mètres carrés de vieilles maisons dans le centre-ville, a indiqué
Sui Zhenjiang, chef de la Commission municipale de la construction.