ALGER, 19 novembre (Xinhua) -- Le président algérien
Abdelaziz Bouteflika a appelé mercredi à Alger les participants à la
conférence africaine des ministres de l'Environnement sur les
changements climatiques pour l'après-2012, qui se tient à Alger
durant deux jours, à des efforts conjoints pour un futur commun
du continent africain en matière de protection de l'environnement.
"La lutte commune pour sauver notre futur commun
n'est pas seulement une question de solidarité financière", a indiqué le
président Bouteflika dans un message lu en son nom par le
ministre d'Etat algérien, représentant personnel du chef d'Etat, à
l'ouverture de la conférence, ajoutant que "c'est aussi une question
de fraternité entre les peuples et les cultures".
Le président a affirmé que "c'est cette vision
renouvelée que l'Afrique tentera de faire partager à Copenhague", où aura
lieu la 15e Conférence mondiale sur les changements climatiques.
"L'amélioration de la prise en charge de décision
nécessitera l'amélioration de la coordination et l'approfondissement du
dialogue afin de mieux gérer les biens environnementaux communs, aux
niveaux régional et international", a-t-il ajouté.
Le chef de l'Etat algérien a estimé que "les espaces
régionaux conviennent particulièrement à la négociation de mesures
favorables au développement durable et à la lutte contre les
changements climatiques".
Il a rappelé que "l'Afrique, plus modestement mais
résolument, s'organise progressivement", expliquant qu'en "adoptant le
NEPAD, les chefs d'Etat africains ont marqué leur volonté d'inclure les
différentes dimensions qui y concourent, notamment la lutte contre la
pauvreté et la protection de l'environnement".
Les ministres africains de l'Environnement, réunis à
Alger mercredi et jeudi, devront examiner et enrichir la plate-forme
d'Alger, l'objectif étant d'adopter une position commune,
laquelle sera soumise au sommet de Poznan (Pologne) en décembre 2008 puis
à la 15e Conférence mondiale sur les changements climatiques, en
décembre 2009 à Copenhague (Danemark).
A l'ouverture de cette conférence tenue dans l'hôtel
El Aurassi,au centre-ville d'Alger, le ministre algérien de
l'Aménagement du territoire, de l'Environnement et du Tourisme
Chérif Rahmani a relevé que l'émergence d'une plate-forme et
d'une position communes de l'Afrique permettra au continent de négocier
en position de force lors de la Conférence de Copenhague.
Une bonne partie des ambassadeurs des pays
étrangers accrédités à Alger étaient présents à la séance d'ouverture, de
même que des fonctionnaires des ministères algériens concernés,
a- t-on constaté.