NAIROBI, 19 novembre (Xinhua) -- Des législateurs
somaliens ont lancé un appel à la communauté internationale pour aider la
Somalie à combattre la piraterie rampante qui sévit depuis quelques
temps.
A Nairobi, ces législateurs ont déclaré que la
communauté internationale devrait aider le gouvernement de transition de
Somalie à établir des institutions gouvernantes pour tenter de
lutter contre la piraterie le long de la côte somalienne.
"Les incidents de piraterie peuvent être éliminés en
renforçant les institutions de transition actuelles et les agences de
forces de l'ordre de l'Etat du Puntland. Sans cela, la piraterie
continuera d'être un problème mondial", a déclaré Awad Ashara,
porte-parole des législateurs, mercredi.
Il a appelé les pays voisins de la Somalie à
organiser une réunion d'urgence sur la lutte contre la piraterie et
l'instabilité en Somalie.
"Une réunion d'urgence des pays voisins de la
Somalie doit être organisée rapidement pour éradiquer le problème de la
piraterie. Les nations de la région doivent mettre en place des
actions concrètes pour combattre la piraterie", a-t-il indiqué.
Mardi, les pirates ont détourné trois autres navires
au large de la Somalie.
Andrew Mwangura du Programme est-africain d'
assistance aux marins (SAP) a expliqué qu'il s'agit d'un bateau de pêche
thaïlandais, un cargo enregistré à Hong-Kong et un vraquier grec.
Les pirates continuent d'agir alors que la marine
royale et d'autres forces navales étrangères poursuivent les patrouilles
dans les eaux somaliennes et les régions volatiles du golfe d'Aden.
La marine indienne a déclaré qu'un de ses navires de
guerre a détruit un navire appartenant aux pirates au large de la côte
somalienne.
Les législateurs somaliens ont déclaré que le
gouvernement intérimaire somalien a réellement besoin d'établir un système
judiciaire, une police et des gardes de côte pour patrouiller les 3
700 km de côte.
"Nous voulons aussi que les Somaliens de
la diaspora reviennent au pays et proposent leurs compétences
pour reconstruire le pays", a indiqué M. Asharah.