JERUSALEM, 19 novembre (Xinhua) -- La ministre
israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, a annoncé que son pays a
décidé de boycotter la prochaine conférence des Nations Unies sur le
racisme, de peur qu'elle ne serve encore de plateforme pour
l'antisémitisme.
Concernant la Conférence mondiale contre le racisme,
la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui se
tiendra en avril à Genève, Mme Livni a déclaré que cet événement
" n'a rien à voir avec la lutte contre le racisme", mais sert
plutôt de +tribunal anti-israélien+", selon le quotidien local
Ha'aretz.
"Les documents préparés pour la conférence indiquent
qu'elle se transforme une fois encore en tribunal anti-israélien,
écartant et délégitimant l'Etat d'Israël", a déclaré Mme Livni aux
dirigeants juifs du monde entier, et d'ajouter que l'Etat hébreu ne
participera pas et ne légitimera pas ce forum.
La diplomate israélienne a également appelé les
autres nations à rejoindre Israël à ostraciser la réunion, qui selon elle
" cherche à légitimer la haine et l'extrémisme sous couvert de la
lutte contre le racisme.",
Plus tôt cette année, Mme Livni avait expliqué
qu'Israël boycotterait cette conférence, suite aux déclarations du
ministère des Affaires étrangères et d'autres gouvernements occidentaux
affirmant que la conférence pourrait être transformée en un festival
d'attaques anti-israéliennes, selon le journal.
Lors d'une conférence similaire tenue en 2001 à
Durban en Afrique du Sud, la plupart des discussions avaient tourné autour
du traitement des Palestiniens par Israël, selon le quotidien.
La décision de boycotter cette conférence suit
également les différends entre les officiels de l'ONU et les officiels
israéliens concernant la situation humanitaire dans la bande de
Gaza.
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a
appelé mardi le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, pour lui exprimer
son inquiétude quant à la situation des 1,5 millions d' habitants de
Gaza, appelant Israël à faciliter le mouvement des aides et des
travailleurs humanitaires.
Evoquant les attaques de roquettes continues depuis
l'enclave palestinienne contrôlée par le Hamas, le ministre israélien de
la Défense, Ehud Barak, a déclaré que le mouvement islamique est
responsable de la détérioration de la situation à Gaza. Néanmoins, M.
Olmert a promis d'empêcher qu'une crise humanitaire ne se développe dans
la Bande de Gaza.