CARACAS, 18 novembre (Xinhua) -- Par un chaud soleil
d'après-midi et parmi l'arôme du thé vert à son domicile de Caracas,
Adolfo Herrera, ancien directeur de l'école de journalisme de l'université
centrale du Venezuela et co-fondateur de l'Association de l'amitié
Venezuela-Chine, a raconté à l'agence Xinhua ses trente ans "d'amour pour
la Chine".
Avant l'établissement des relations diplomatiques
entre le Venezuela et la Chine en 1974, M. Herrera a aidé à la création de
l'Association amicale sino-vénézuélienne, et déployé beaucoup
d'efforts pour aider les deux pays à établir des relations
diplomatiques.
"A cette époque-là, le président vénézuélien était
Rafael Caledera, il a été mon professeur à l'université centrale du
Venezuela", ajoute M. Herrera en souriant. "Chaque fois quand
j'avais l'occasion de le rencontrer, je lui demandais : "Monsieur le
président, quand prévoyez-vous d'établir des relations avec la Chine ?
Jusqu'au jour, où il m'a dit qu'il avait ordonné au ministre des Affaires
étrangères de le faire".
Dans ses mémoires, M. Herrera a indiqué que "la
gloire de sa vie", est la visite surprise effectuée par Ling Qing, le
premier ambassadeur de Chine au Venezuela. M. Ling a rendu visite à M.
Herrera immédiatement après son entrée en fonction à l'ambassade
pour le remercier de ses efforts dans l'établissement des relations
diplomatiques entre les deux pays.
"Il m'a tenu la main et m'a dit : "Vous serez le
premier que j'invite à visiter la Chine", se souvient M. Herrera.
M. Herrera et sa famille ont visité beaucoup de fois
la Chine depuis les années 70. Ils ont ressenti l'hospitalité du peuple
chinois et vu de grands changements dans ce pays.
"Le mode de développement social et économique mis
en place par la Chine ces trente dernières années a beaucoup amélioré la
vie du peuple chinois et davantage renforcé le développement",
précise M. Herrera. Il pense que d'autres pays, dont le
Venezuela, ont beaucoup à apprendre de la Chine de son expérience de
réforme et de l'ouverture de 30 ans.
M. Herrera, actuellement âgé de plus de 70
ans, pousse encore activement en avant les échanges entre universités
et entreprises des deux pays. Sa fille, Marianela, influencée par
"l'amour pour la Chine" de son père, est acupuncteuse et a été
officiellement formée en Chine. Les deux plus jeunes enfants de
Marianela apprennent également le chinois avec un professeur privé. Les 30
ans "d'amour pour la Chine" de M. Herrera semblent avoir des
successeurs.