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Interview : Adolfo Herrera, 30 ans "d'amour pour la Chine"
  2008-11-19 17:29:56  

      CARACAS, 18 novembre (Xinhua) -- Par un chaud soleil  d'après-midi et parmi l'arôme du thé vert à son domicile de  Caracas, Adolfo Herrera, ancien directeur de l'école de  journalisme de l'université centrale du Venezuela et co-fondateur  de l'Association de l'amitié Venezuela-Chine, a raconté à l'agence Xinhua ses trente ans "d'amour pour la Chine".  

     Avant l'établissement des relations diplomatiques entre le  Venezuela et la Chine en 1974, M. Herrera a aidé à la création de  l'Association amicale sino-vénézuélienne, et déployé beaucoup  d'efforts pour aider les deux pays à établir des relations  diplomatiques.  

     "A cette époque-là, le président vénézuélien était Rafael  Caledera, il a été mon professeur à l'université centrale du  Venezuela", ajoute M. Herrera en souriant. "Chaque fois quand  j'avais l'occasion de le rencontrer, je lui demandais : "Monsieur  le président, quand prévoyez-vous d'établir des relations avec la  Chine ? Jusqu'au jour, où il m'a dit qu'il avait ordonné au  ministre des Affaires étrangères de le faire".  

     Dans ses mémoires, M. Herrera a indiqué que "la gloire de sa  vie", est la visite surprise effectuée par Ling Qing, le premier  ambassadeur de Chine au Venezuela. M. Ling a rendu visite à M.  Herrera immédiatement après son entrée en fonction à l'ambassade  pour le remercier de ses efforts dans l'établissement des  relations diplomatiques entre les deux pays.  

     "Il m'a tenu la main et m'a dit : "Vous serez le premier que  j'invite à visiter la Chine", se souvient M. Herrera.  

     M. Herrera et sa famille ont visité beaucoup de fois la Chine  depuis les années 70. Ils ont ressenti l'hospitalité du peuple  chinois et vu de grands changements dans ce pays.  

     "Le mode de développement social et économique mis en place  par la Chine ces trente dernières années a beaucoup amélioré la  vie du peuple chinois et davantage renforcé le développement",  précise M. Herrera. Il pense que d'autres pays, dont le Venezuela, ont beaucoup à apprendre de la Chine de son expérience de réforme  et de l'ouverture de 30 ans.  

     M. Herrera, actuellement âgé de plus de 70 ans, pousse encore  activement en avant les échanges entre universités et entreprises  des deux pays. Sa fille, Marianela, influencée par "l'amour pour  la Chine" de son père, est acupuncteuse et a été officiellement  formée en Chine. Les deux plus jeunes enfants de Marianela  apprennent également le chinois avec un professeur privé. Les 30  ans "d'amour pour la Chine" de M. Herrera semblent avoir des  successeurs.