YAOUNDE, 18 novembre
(Xinhua) -- Le Premier ministre camerounais M. Ephraim Inoni a défendu
mardi devant les députés l'enveloppe budgétaire de l'ordre de 2 301,4
milliards de Fcfa ( environ 4,6 milliarde de dollars) proposé pour 2009,
qui représente une hausse de 25,4 milliards par rapport à 2008.
"Le budget de l'Etat du Cameroun 2009 est placé sous
le signe de la prudence car l'environnement économique mondiale actuelle
est trouble", a expliqué le ministre des Finances M. Essimi Menye à
la radio nationale.
"La plupart de nos produits d'exportation: pétrole,
bois, cacao, café, banane etc., vont certainement connaître des chutes.
Globalement les recettes d'exportations seront aussi en baisse d'où
le choix d'un budget conservateur notamment l'accent qui sera mis sur les
recettes internes", a-t-il ajouté.
Le projet de budget 2009 consacre 59,08% aux
dépenses de fonctionnement, 25,94% aux dépenses d'investissement et 14,97%
au règlement de la dette.
Dans la perspective de la chute des recettes
pétrolières, le Premier ministre propose l'élargissement de l'assiette
fiscale appuyé par l'amélioration de l'administration des impôts.
Le projet de budget prévoit un taux de croissance du
PIB réel de 4%, un taux d'inflation de l'ordre de 3% en moyenne annuelle
et un prix du baril de 68 dollars.
La priorité du gouvernement sera orientée sur le
développement des infrastructures de télécommunications, des transports et
sur la production agricole en octroyant des aides directes aux
paysans.
"Nous devons produire plus en 2009 pour faire face à
la demande interne. Vous savez que nous exportons le riz et il est question
en 2009 que nous intensifions l'appui aux paysans pour que notre
production agricole augmente et qu'on puisse substituer les produits
importés à nos propres produits ce qui nous permettra d'avoir une
meilleure gestion de notre balance de payement", a précisé le ministre des
Finances.
La suite de la session parlementaire prévoit le
passage de chaque ministre pour défendre l'enveloppe budgétaire de son
département ministériel devant le Parlement et le vote final
dudit budget.